Il y a eu des craintes liées à une radicalisation précédemment", a dit un responsable de la police norvégienne, Ole Bredrup Saeverud, lors d'un point de presse. Ces craintes, qui ont donné lieu à un suivi, remontent à 2020 et avant, a-t-il précisé.

"Nous n'avions pas eu de signalement sur lui en 2021, mais avant", a expliqué l'officier de police.

Cinq personnes sont mortes et deux autres ont été blessées dans cette attaque qui a choqué le paisible royaume scandinave, déjà meurtri par deux attentats d'extrême droite au cours de la dernière décennie.

La police avait déjà fait savoir que le suspect, interpellé peu de temps après les faits vers 18H45 locales (16H45 GMT) mercredi soir, résidait à Kongsberg, petite ville d'environ 25.000 habitants à environ 80 kilomètres à l'ouest d'Oslo.

De nationalité danoise, il a utilisé un arc et des flèches pour abattre ses victimes, même si la police a aussi évoqué d'autres armes.

"Nous enquêtons pour confirmer que l'homme agissait seul, nous n'avons pas d'information indiquant le contraire, mais nous poursuivons les investigations pour être complètement sûrs", a ajouté M. Bredrup Saeverud.

Tout en restant prudente sur les possibles mobiles de ce nouvel épisode sanglant, la police n'avait pas exclu un acte terroriste mercredi soir.

L'attaque s'est produite en plusieurs endroits sur une zone étendue de Kongsberg, notamment dans un supermarché. C'est là qu'un policier, qui n'était alors pas en service, a été blessé.

Alertés à 18H12 (16H12 GMT), les policiers ont arrêté le suspect plus d'une demi-heure plus tard, à 18H47. Ils ont essuyé des tirs de flèches au moment de l'interpellation et ont dû tirer des coups de semonce.

D'autres armes utilisées

La presse a publié des photos de flèches noires, visiblement de compétition, gisant au sol ou, pour l'une d'entre elles, solidement fichée dans un mur.

Selon la police, le suspect a aussi utilisé d'autres armes, dont la nature n'a pas été précisée.

Des témoignages ont illustré le sentiment de terreur qui s'est emparé des habitants de Kongsberg.

Une femme, Hansine, qui a en partie assisté à l'attaque, a dit à TV2 avoir entendu du vacarme et vu une femme se mettre à l'abri ainsi qu'"un homme au coin de la rue avec des flèches dans un carquois sur l'épaule et un arc dans la main".

"Après, j'ai vu des gens courir pour leur vie. L'un d'eux était une femme qui tenait un enfant par la main", a-t-elle témoigné auprès de la chaîne.

L'attaque, au mode opératoire inhabituel, s'est produit au dernier jour du mandat de la Première ministre conservatrice Erna Solberg, qui doit céder ce jeudi les rênes à un nouveau gouvernement de centre gauche dirigé par Jonas Gahr Støre, vainqueur des législatives du 13 septembre.

M. Støre a déploré jeudi des "actes horribles".

"Nous sommes horrifiés par les événements tragiques à Kongsberg", a aussi réagi le roi Harald V, tandis que le chef de l'ONU, Antonio Guterres, se disait dans un tweet "choqué et attristé".

En réponse à l'attaque, la police, qui n'est généralement pas armée, va porter des armes à titre temporaire dans tout le pays.

Plusieurs projets d'attentats islamistes ont été déjoués en Norvège dans le passé.

Mais la paisible nation scandinave a été endeuillée par deux attaques d'extrême droite au cours des dix dernières années.

Le 22 juillet 2011, Anders Behring Breivik avait tué 77 personnes en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, faisant huit morts, avant d'ouvrir le feu sur un rassemblement de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utøya, faisant 69 autres victimes.

En août 2019, Philip Manshaus avait aussi tiré dans une mosquée des environs d'Oslo, avant d'être maîtrisé par des fidèles, sans faire de blessé grave. Il avait auparavant abattu par racisme sa demi-soeur adoptive, d'origine asiatique.

Il y a eu des craintes liées à une radicalisation précédemment", a dit un responsable de la police norvégienne, Ole Bredrup Saeverud, lors d'un point de presse. Ces craintes, qui ont donné lieu à un suivi, remontent à 2020 et avant, a-t-il précisé. "Nous n'avions pas eu de signalement sur lui en 2021, mais avant", a expliqué l'officier de police.Cinq personnes sont mortes et deux autres ont été blessées dans cette attaque qui a choqué le paisible royaume scandinave, déjà meurtri par deux attentats d'extrême droite au cours de la dernière décennie.La police avait déjà fait savoir que le suspect, interpellé peu de temps après les faits vers 18H45 locales (16H45 GMT) mercredi soir, résidait à Kongsberg, petite ville d'environ 25.000 habitants à environ 80 kilomètres à l'ouest d'Oslo. De nationalité danoise, il a utilisé un arc et des flèches pour abattre ses victimes, même si la police a aussi évoqué d'autres armes."Nous enquêtons pour confirmer que l'homme agissait seul, nous n'avons pas d'information indiquant le contraire, mais nous poursuivons les investigations pour être complètement sûrs", a ajouté M. Bredrup Saeverud.Tout en restant prudente sur les possibles mobiles de ce nouvel épisode sanglant, la police n'avait pas exclu un acte terroriste mercredi soir.L'attaque s'est produite en plusieurs endroits sur une zone étendue de Kongsberg, notamment dans un supermarché. C'est là qu'un policier, qui n'était alors pas en service, a été blessé.Alertés à 18H12 (16H12 GMT), les policiers ont arrêté le suspect plus d'une demi-heure plus tard, à 18H47. Ils ont essuyé des tirs de flèches au moment de l'interpellation et ont dû tirer des coups de semonce. D'autres armes utiliséesLa presse a publié des photos de flèches noires, visiblement de compétition, gisant au sol ou, pour l'une d'entre elles, solidement fichée dans un mur. Selon la police, le suspect a aussi utilisé d'autres armes, dont la nature n'a pas été précisée.Des témoignages ont illustré le sentiment de terreur qui s'est emparé des habitants de Kongsberg.Une femme, Hansine, qui a en partie assisté à l'attaque, a dit à TV2 avoir entendu du vacarme et vu une femme se mettre à l'abri ainsi qu'"un homme au coin de la rue avec des flèches dans un carquois sur l'épaule et un arc dans la main"."Après, j'ai vu des gens courir pour leur vie. L'un d'eux était une femme qui tenait un enfant par la main", a-t-elle témoigné auprès de la chaîne.L'attaque, au mode opératoire inhabituel, s'est produit au dernier jour du mandat de la Première ministre conservatrice Erna Solberg, qui doit céder ce jeudi les rênes à un nouveau gouvernement de centre gauche dirigé par Jonas Gahr Støre, vainqueur des législatives du 13 septembre.M. Støre a déploré jeudi des "actes horribles"."Nous sommes horrifiés par les événements tragiques à Kongsberg", a aussi réagi le roi Harald V, tandis que le chef de l'ONU, Antonio Guterres, se disait dans un tweet "choqué et attristé". En réponse à l'attaque, la police, qui n'est généralement pas armée, va porter des armes à titre temporaire dans tout le pays.Plusieurs projets d'attentats islamistes ont été déjoués en Norvège dans le passé.Mais la paisible nation scandinave a été endeuillée par deux attaques d'extrême droite au cours des dix dernières années.Le 22 juillet 2011, Anders Behring Breivik avait tué 77 personnes en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, faisant huit morts, avant d'ouvrir le feu sur un rassemblement de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utøya, faisant 69 autres victimes.En août 2019, Philip Manshaus avait aussi tiré dans une mosquée des environs d'Oslo, avant d'être maîtrisé par des fidèles, sans faire de blessé grave. Il avait auparavant abattu par racisme sa demi-soeur adoptive, d'origine asiatique.