Armin Laschet, actuel chef du gouvernent du plus grand Etat régional allemand, la Rhénanie du Nord-Westphalie, a ainsi pris clairement ses distances avec celle dont il a jusqu'ici soutenu le cap et dessiné en même temps ce qui pourrait être son propre programme européen une fois à la chancellerie.

"J'aurais souhaité une réponse plus déterminée, plus rapide" de la part du gouvernement de Mme Merkel, suite aux propositions du chef de l'Etat français faites depuis 2017 sur le thème de l'Europe "puissance" et "souveraine".

"Le président français fait des propositions et nous avons besoin de trop de temps pour réagir" en Allemagne, a-t-il ajouté lors de la conférence sur la sécurité de Munich, grand-messe diplomatique annuelle.

Il a regretté que l'engagement du gouvernement de coalition allemand actuel, entre conservateurs et sociaux-démocrates n'ait pas tenu sa promesse, pourtant inscrite dans le contrat de coalition, d'une "relance de l'Europe".

"On n'en a pas vraiment vu grand chose jusqu'à présent," a-t-il critiqué.

La période récente avec une série de crises comme le Brexit "n'était peut-être pas le bon moment pour de grandes visions européennes", a-t-il dit avant d'ajouter: "mais je pense que la période qui s'ouvre va en avoir davantage besoin".

Une manière de se placer en orbite pour l'après-Merkel, la chancelière au pouvoir depuis 15 ans devant prendre sa retraite politique au plus tard fin 2021 lors des prochaines élections.

M. Laschet a du reste laissé entendre qu'il se voyait un grand destin européen. Interrogé pour savoir s'il comptait à l'avenir rester chef de gouvernement régional de la Rhénanie du Nord-Westphalie à Düsseldorf, ou aller à Berlin à la chancellerie, il a répondu en souriant: "Aix-la-Chapelle", ville européenne par excellence à la frontière avec la Belgique, où chaque année sont récompensées les grandes personnalités européennes.

M. Laschet, un démocrate-chrétien modéré et centriste, est considéré comme un des deux prétendants les plus sérieux pour être le candidat à la chancellerie du parti conservateur allemand de Mme Merkel (CDU) lors des prochaines élections.

L'autre, Friedrich Merz, est tenant d'un coup de barre à droite pour récupérer une partie des électeurs tentés par l'extrême droite.

Armin Laschet, actuel chef du gouvernent du plus grand Etat régional allemand, la Rhénanie du Nord-Westphalie, a ainsi pris clairement ses distances avec celle dont il a jusqu'ici soutenu le cap et dessiné en même temps ce qui pourrait être son propre programme européen une fois à la chancellerie."J'aurais souhaité une réponse plus déterminée, plus rapide" de la part du gouvernement de Mme Merkel, suite aux propositions du chef de l'Etat français faites depuis 2017 sur le thème de l'Europe "puissance" et "souveraine"."Le président français fait des propositions et nous avons besoin de trop de temps pour réagir" en Allemagne, a-t-il ajouté lors de la conférence sur la sécurité de Munich, grand-messe diplomatique annuelle.Il a regretté que l'engagement du gouvernement de coalition allemand actuel, entre conservateurs et sociaux-démocrates n'ait pas tenu sa promesse, pourtant inscrite dans le contrat de coalition, d'une "relance de l'Europe". "On n'en a pas vraiment vu grand chose jusqu'à présent," a-t-il critiqué.La période récente avec une série de crises comme le Brexit "n'était peut-être pas le bon moment pour de grandes visions européennes", a-t-il dit avant d'ajouter: "mais je pense que la période qui s'ouvre va en avoir davantage besoin". Une manière de se placer en orbite pour l'après-Merkel, la chancelière au pouvoir depuis 15 ans devant prendre sa retraite politique au plus tard fin 2021 lors des prochaines élections.M. Laschet a du reste laissé entendre qu'il se voyait un grand destin européen. Interrogé pour savoir s'il comptait à l'avenir rester chef de gouvernement régional de la Rhénanie du Nord-Westphalie à Düsseldorf, ou aller à Berlin à la chancellerie, il a répondu en souriant: "Aix-la-Chapelle", ville européenne par excellence à la frontière avec la Belgique, où chaque année sont récompensées les grandes personnalités européennes.M. Laschet, un démocrate-chrétien modéré et centriste, est considéré comme un des deux prétendants les plus sérieux pour être le candidat à la chancellerie du parti conservateur allemand de Mme Merkel (CDU) lors des prochaines élections. L'autre, Friedrich Merz, est tenant d'un coup de barre à droite pour récupérer une partie des électeurs tentés par l'extrême droite.