Le Premier ministre sortant qui, en raison de la défiance exprimée envers son prédécesseur conservateur Mariano Rajoy, a gouverné pendant onze mois une équipe minoritaire soutenue par les forces de gauche, a mis fin à onze ans d'insuccès électoraux. En augmentant son nombre d'élus de 38 unités à 123 députés sur les 350 que compte la chambre basse des Cortes, il est en position de force pour former le prochain gouvernement. Et en situation de faiblesse pour l'installer dans la durée parce que, s'il ambitionne une coalition de gauche, il devra fédérer autour d'un même programme les radicaux de Podemos mais aussi des nationalistes basques et catalans.
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