"Je souhaite que le président de la République soit présent pour manifester, pour incarner la République et dire que la République condamne fermement, définitivement, de manière absolue, toute forme de haine et notamment l'antisémitisme", a déclaré sur RTL le chef du PS, à l'origine de cette initiative.

Olivier Faure a rappelé que François Mitterrand avait participé le 14 mai 1990 à Paris à une grande manifestation contre le racisme et l'antisémitisme, après la profanation du cimetière juif de Carpentras.

"Je pense que ce que Mitterrand avait fait à son époque, Emmanuel Macron doit le faire demain et doit être présent, il doit être celui qui dit: +La République, ça ne peut pas être cela, la France, ça n'est pas cela+", a ajouté le député de Seine-et-Marne.

"Il y a 30 ans, pour les premières profanations, il y avait du monde dans la rue, des centaines de milliers de personnes qui venaient dire non. Aujourd'hui, tout le monde se considère comme quitte avec un tweet et donc il était absolument impératif de faire en sorte que, à nouveau, il y ait cette mobilisation", a-t-il encore argumenté.

Le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau (MoDem) a indiqué sur Europe 1 qu'il serait présent. "La volonté gouvernementale c'est bien d'être présents pour marquer l'unité nationale", a-t-il ajouté, plaidant pour "une image forte".

Quatorze partis politiques, dont La République en marche, Les Républicains, le PS, le MoDem, EELV et le PCF ont lancé jeudi un appel contre l'antisémitisme et invité à se réunir partout en France, notamment place de la République à Paris mardi à 19H00.

La France Insoumise, qui a dit ne pas avoir été conviée officiellement, a annoncé qu'elle signerait l'appel. Son chef de file Jean-Luc Mélenchon, qui a dénoncé sur Twitter "une grossière provocation du PS", devrait être présent au rassemblement parisien, selon Manon Aubry, tête de liste LFI pour les européennes. De même pour le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan.

Le Rassemblement national de Marine Le Pen n'a pas été convié, mais Jean-Lin Lacapelle, délégué national du RN, a indiqué que "ceux qui veulent y aller iront".

Le délégué général de LREM Stanislas Guerini a estimé sur LCI qu'il fallait "bien sûr inviter La France insoumise"', et qu'il n'eût pas été "très naturel" d'inviter le RN.

"Du Rassemblement national je n'attends rien, de La France insoumise j'attends encore qu'elle se dresse avec nous dans le front contre l'antisémitisme", a-t-il dit, souhaitant que ce "combat ne (soit) pas effacé par les querelles politiciennes".