"L'idée d'un Brexit dur a quasiment disparu, ce qui est une bonne chose car l'impact d'un tel scénario sur notre économie et l'emploi serait énorme", a analysé M. De Croo après son entretien avec M. Hammond à Downing Street. "D'un autre côté, il y a toujours beaucoup d'incertitude sur la direction qui sera prise à long terme", a-t-il reconnu.

Alors qu'approche le 29 mars, date officielle du Brexit, les discussions entre négociateurs britanniques et européens n'ont toujours pas permis de sortir de l'impasse.

La semaine prochaine sera cruciale pour la Première ministre britannique Theresa May, qui cherche à obtenir de nouvelles garanties sur l'accord de retrait, dans l'espoir de le faire adopter par son parlement. En cas de défaite mardi, les députés seront appelés mercredi à se pencher sur l'éventualité d'un Brexit sans accord puis jeudi, si cette option est rejetée, sur un report de la date du retrait.

"On peut certes reporter le Brexit de trois mois, mais l'énorme division qui règne au parlement britannique existera toujours", a toutefois souligné M. De Croo mercredi, tout en rappelant que la Belgique se préparait à tous les scénarios.

Ainsi, les douanes belges ont déjà recruté 150 effectifs supplémentaires et en recherchent encore au moins autant. Quelque 40% des 25.000 entreprises belges qui commercent avec le Royaume-Uni ont en outre mis leur gestion à jour. "Certaines ne le font pas parce que la part britannique de leurs affaires est très faible. Mais beaucoup d'autres doivent absolument finaliser les dernières étapes dans les 20 prochains jours", exhorte le ministre.

Conservateur opposé au Brexit, le député Dominic Grieve, présent lors de la rencontre avec M. De Croo, doute que Mme May parvienne à arracher des Européens les concessions nécessaires à de nombreux élus britanniques sur le "backstop", la garantie que l'UE veut préserver en dernier recours pour éviter le retour d'une frontière dure entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, qui menacerait la paix.

Mme May ne devrait donc pas obtenir mardi prochain le feu vert à l'accord négocié avec le reste de l'UE. Dominic Grieve se dit en revanche persuadé que la Chambre des Communes rejettera le lendemain l'option d'un Brexit dur ("no deal") et optera jeudi pour un report.

Une participation des Britanniques aux élections européennes ne constituerait pas un problème insurmontable aux yeux de Dominic Grieve, un point de vue que ne partagent toutefois pas nombre de décideurs européens.

"Je pense qu'un report de trois mois ne peut être utilisé que pour un deuxième référendum", ajoute le pro-Européen. C'est à ses yeux la seule manière d'éviter le chaos politique et économique. Et dans ce cas, "je pense que les électeurs rejetteront l'accord proposé par Mme May et reconnaîtront qu'il vaut mieux rester dans l'Union".

Mais quid si un second référendum confirmait les résultats du premier? "Les difficultés persisteront, ce qui est déjà le cas", commente le Britannique avec flegme. "L'Union européenne aussi est divisée sur son avenir. C'est un phénomène qui ne touche pas seulement le Royaume-Uni, même s'il s'y est manifesté de façon peu commune avec le Brexit. Mais croire que les divergences de vues au Royaume-Uni disparaîtront si nous quittons l'UE le 29 mars avec l'accord présenté par le Premier ministre, c'est ridicule".

Dominic Grieve estime entre 250 et 280 le nombre de députés britanniques actuellement favorables à un second référendum, sur les 320 nécessaires. "On s'en rapproche... Et si on n'y parvient pas du premier coup, on pourra toujours réessayer..."

"L'idée d'un Brexit dur a quasiment disparu, ce qui est une bonne chose car l'impact d'un tel scénario sur notre économie et l'emploi serait énorme", a analysé M. De Croo après son entretien avec M. Hammond à Downing Street. "D'un autre côté, il y a toujours beaucoup d'incertitude sur la direction qui sera prise à long terme", a-t-il reconnu. Alors qu'approche le 29 mars, date officielle du Brexit, les discussions entre négociateurs britanniques et européens n'ont toujours pas permis de sortir de l'impasse. La semaine prochaine sera cruciale pour la Première ministre britannique Theresa May, qui cherche à obtenir de nouvelles garanties sur l'accord de retrait, dans l'espoir de le faire adopter par son parlement. En cas de défaite mardi, les députés seront appelés mercredi à se pencher sur l'éventualité d'un Brexit sans accord puis jeudi, si cette option est rejetée, sur un report de la date du retrait. "On peut certes reporter le Brexit de trois mois, mais l'énorme division qui règne au parlement britannique existera toujours", a toutefois souligné M. De Croo mercredi, tout en rappelant que la Belgique se préparait à tous les scénarios. Ainsi, les douanes belges ont déjà recruté 150 effectifs supplémentaires et en recherchent encore au moins autant. Quelque 40% des 25.000 entreprises belges qui commercent avec le Royaume-Uni ont en outre mis leur gestion à jour. "Certaines ne le font pas parce que la part britannique de leurs affaires est très faible. Mais beaucoup d'autres doivent absolument finaliser les dernières étapes dans les 20 prochains jours", exhorte le ministre. Conservateur opposé au Brexit, le député Dominic Grieve, présent lors de la rencontre avec M. De Croo, doute que Mme May parvienne à arracher des Européens les concessions nécessaires à de nombreux élus britanniques sur le "backstop", la garantie que l'UE veut préserver en dernier recours pour éviter le retour d'une frontière dure entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, qui menacerait la paix. Mme May ne devrait donc pas obtenir mardi prochain le feu vert à l'accord négocié avec le reste de l'UE. Dominic Grieve se dit en revanche persuadé que la Chambre des Communes rejettera le lendemain l'option d'un Brexit dur ("no deal") et optera jeudi pour un report. Une participation des Britanniques aux élections européennes ne constituerait pas un problème insurmontable aux yeux de Dominic Grieve, un point de vue que ne partagent toutefois pas nombre de décideurs européens. "Je pense qu'un report de trois mois ne peut être utilisé que pour un deuxième référendum", ajoute le pro-Européen. C'est à ses yeux la seule manière d'éviter le chaos politique et économique. Et dans ce cas, "je pense que les électeurs rejetteront l'accord proposé par Mme May et reconnaîtront qu'il vaut mieux rester dans l'Union". Mais quid si un second référendum confirmait les résultats du premier? "Les difficultés persisteront, ce qui est déjà le cas", commente le Britannique avec flegme. "L'Union européenne aussi est divisée sur son avenir. C'est un phénomène qui ne touche pas seulement le Royaume-Uni, même s'il s'y est manifesté de façon peu commune avec le Brexit. Mais croire que les divergences de vues au Royaume-Uni disparaîtront si nous quittons l'UE le 29 mars avec l'accord présenté par le Premier ministre, c'est ridicule". Dominic Grieve estime entre 250 et 280 le nombre de députés britanniques actuellement favorables à un second référendum, sur les 320 nécessaires. "On s'en rapproche... Et si on n'y parvient pas du premier coup, on pourra toujours réessayer..."