Lire aussi: Affaire Matzneff : " Le fait d'une élite hors sol, pas d'une époque complaisante "

Une perquisition était en cours ce mercredi au siège des éditions Gallimard, à Paris, dans le cadre de l'enquête ouverte contre l'écrivain Gabriel Matzneff pour "viols sur mineurs" de moins de 15 ans, selon une source proche du dossier, confirmant une information de Mediapart.

Selon le média français, les enquêteurs recherchent des passages écrits de l'écrivain ne figurant pas dans ses ouvrages publiés.

La police française a lancé mardi un appel à témoins pour retrouver d'éventuelles victimes dans le cadre de l'enquête ouverte pour viols sur mineur de moins de 15 ans visant l'écrivain français Gabriel Matzneff.

"Vous avez été victimes ou témoins d'agissements à caractère sexuel, susceptibles de concerner cette enquête, la police judiciaire tient à vous garantir qu'elle est mobilisée et se tient parfaitement disponible pour accueillir votre parole", est-il écrit dans l'appel à témoin auquel est joint un numéro de téléphone.

L'enquête avait été ouverte début janvier, juste après la sortie d'un livre de l'éditrice Vanessa Springora où celle-ci raconte sa relation sous emprise avec l'auteur, au milieu des années 1980, alors qu'elle avait à peine 14 ans.

Ce témoignage douloureux a fait l'effet d'un pavé dans la mare dans un monde littéraire qui a longtemps toléré les pratiques pédophiles de l'écrivain, récompensé du prestigieux prix Renaudot en 2013.

Aujourd'hui âgé de 83 ans, Gabriel Matzneff a toujours ouvertement revendiqué son goût pour les jeunes de "moins de 16 ans" - titre d'un de ses essais - et le tourisme sexuel avec de jeunes garçons en Asie, sans être jamais poursuivi.

Au-delà de Vanessa Springora, l'enquête lancée par le procureur de Paris Rémy Heitz visait à "identifier toutes autres victimes éventuelles ayant pu subir des infractions de même nature sur le territoire national ou à l'étranger".

M. Heitz avait annoncé dans la matinée qu'un appel à témoins serait lancé mercredi pour éviter qu'il y ait des "victimes oubliées". "S'il y a eu d'autres victimes", il faut "leur permettre de s'exprimer, de prendre en compte leur parole et de poursuivre l'auteur des faits", a-t-il ajouté.

L'éditrice a été entendue fin janvier par les enquêteurs mais les faits la concernant sont prescrits.

Dans une interview publiée mardi dans le New York Times, Gabriel Matzneff s'emporte contre ceux qui veulent le juger.

"Qui sont-ils pour juger leurs semblables? Ces associations pour la vertu, comment couchent-elles, qu'est-ce qu'elles font au lit et avec qui couchent-elles, quels sont leurs désirs secrets et refoulés?", demande l'écrivain interrogé par le quotidien américain sur la Riviera italienne où il s'est réfugié depuis que l'affaire a éclaté.

"J'ai l'impression d'être un mort vivant, un mort marchant, marchant le long du front de mer", affirme Matzneff.

Dans une interview diffusée fin janvier, il avait affirmé "regretter" ses pratiques pédophiles passées en Asie, tout en faisant valoir qu'"à l'époque", "jamais personne ne parlait de crime". Dans une lettre, il avait dit ne pas mériter "l'affreux portrait" publié par l'éditrice.

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Lire aussi: Affaire Matzneff : " Le fait d'une élite hors sol, pas d'une époque complaisante "Une perquisition était en cours ce mercredi au siège des éditions Gallimard, à Paris, dans le cadre de l'enquête ouverte contre l'écrivain Gabriel Matzneff pour "viols sur mineurs" de moins de 15 ans, selon une source proche du dossier, confirmant une information de Mediapart. Selon le média français, les enquêteurs recherchent des passages écrits de l'écrivain ne figurant pas dans ses ouvrages publiés.La police française a lancé mardi un appel à témoins pour retrouver d'éventuelles victimes dans le cadre de l'enquête ouverte pour viols sur mineur de moins de 15 ans visant l'écrivain français Gabriel Matzneff."Vous avez été victimes ou témoins d'agissements à caractère sexuel, susceptibles de concerner cette enquête, la police judiciaire tient à vous garantir qu'elle est mobilisée et se tient parfaitement disponible pour accueillir votre parole", est-il écrit dans l'appel à témoin auquel est joint un numéro de téléphone.L'enquête avait été ouverte début janvier, juste après la sortie d'un livre de l'éditrice Vanessa Springora où celle-ci raconte sa relation sous emprise avec l'auteur, au milieu des années 1980, alors qu'elle avait à peine 14 ans. Ce témoignage douloureux a fait l'effet d'un pavé dans la mare dans un monde littéraire qui a longtemps toléré les pratiques pédophiles de l'écrivain, récompensé du prestigieux prix Renaudot en 2013. Aujourd'hui âgé de 83 ans, Gabriel Matzneff a toujours ouvertement revendiqué son goût pour les jeunes de "moins de 16 ans" - titre d'un de ses essais - et le tourisme sexuel avec de jeunes garçons en Asie, sans être jamais poursuivi.Au-delà de Vanessa Springora, l'enquête lancée par le procureur de Paris Rémy Heitz visait à "identifier toutes autres victimes éventuelles ayant pu subir des infractions de même nature sur le territoire national ou à l'étranger".M. Heitz avait annoncé dans la matinée qu'un appel à témoins serait lancé mercredi pour éviter qu'il y ait des "victimes oubliées". "S'il y a eu d'autres victimes", il faut "leur permettre de s'exprimer, de prendre en compte leur parole et de poursuivre l'auteur des faits", a-t-il ajouté.L'éditrice a été entendue fin janvier par les enquêteurs mais les faits la concernant sont prescrits.Dans une interview publiée mardi dans le New York Times, Gabriel Matzneff s'emporte contre ceux qui veulent le juger."Qui sont-ils pour juger leurs semblables? Ces associations pour la vertu, comment couchent-elles, qu'est-ce qu'elles font au lit et avec qui couchent-elles, quels sont leurs désirs secrets et refoulés?", demande l'écrivain interrogé par le quotidien américain sur la Riviera italienne où il s'est réfugié depuis que l'affaire a éclaté."J'ai l'impression d'être un mort vivant, un mort marchant, marchant le long du front de mer", affirme Matzneff.Dans une interview diffusée fin janvier, il avait affirmé "regretter" ses pratiques pédophiles passées en Asie, tout en faisant valoir qu'"à l'époque", "jamais personne ne parlait de crime". Dans une lettre, il avait dit ne pas mériter "l'affreux portrait" publié par l'éditrice..