Konstytucja : " Constitution " en polonais. Le mot s'écrit en lettres noires sur fond gris. Seules ty et ja, soit " toi " et " moi ", sont de couleurs différentes, en blanc (ty) et en rouge (ja), celles du drapeau national. Cette affiche s'est imposée comme un symbole de résistance lorsque les Polonais sont descendus dans la rue, durant l'été 2017, pour dénoncer les réformes judiciaires du gouvernement. Encadrée avec soin, elle a trouvé une place de choix sur le mur du bureau d'Adam Bodnar. Son sourire communicatif et un physique un peu rond lui donnent de faux airs de François Hollande. L'ancien militant des droits de l'homme est la bête noire du parti Droit et justice (PiS), grand favori des élections législatives du 13 octobre. En septembre 2015, il a prêté serment devant le Parlement, qui l'a choisi pour occuper un poste stratégique : médiateur des droits civiques. Il a très vite été confronté à l'hostilité du mouvement ultraconservateur, arrivé au pouvoir un mois plus tard. " J'ai pour mission de défendre les valeurs démocratiques, rappelle Adam Bodnar, dans ses locaux du centre de Varsovie. Je ne peux pas être d'accord avec les coups portés à la Constitution et au système judiciaire polonais. "
...