- "Tous à Paris" -

Comme pour le premier "ultimatum", qui avait donné lieu le 16 mars à des scènes de saccages et de pillages sur les Champs-Elysées, des appels à converger vers la capitale se sont multipliés sur Facebook ces derniers jours.

Le plus populaire, avec plus de 5.700 personnes annoncées comme participantes, invite "à se rendre à Paris de manière non pacifique et jaune", sans donner d'heure ni de lieu de rendez-vous.

Des "gilets jaunes" de plusieurs régions (Provence-Alpes-Côte d'Azur, Auvergne Rhône-Alpes, Normandie, Bretagne, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine) appellent sur Facebook à manifester à Paris.

Le 16 mars, 10.000 personnes avaient défilé dans les rues de la capitale, selon les autorités, dont les chiffres sont systématiquement contestés par les "gilets jaunes".

Le préfet de police Didier Lallement a indiqué vendredi avoir reçu trois déclarations de manifestations.

L'une, qui doit partir de la basilique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour rejoindre le campus de Jussieu (Ve), a été autorisée. Les deux autres, dont le trajet initial prévoyait un départ depuis le secteur de Bercy, dans l'est de la capitale, pour rejoindre les Halles ou la place de l'Etoile, ont en revanche été interdites.

A Toulouse, épicentre du dernier acte, la préfecture a interdit la manifestation non déclarée prévue par les "gilets jaunes" sur la place du Capitole. Des arrêtés d'interdiction ont également été pris à Nantes, Lyon, Bourg-en-Bresse et Dijon.

Samedi dernier, les manifestations des "gilets jaunes" avaient rassemblé 31.000 personnes, dont 5.000 à Paris.

- Objectif Notre-Dame ? -

L'île de la Cité, où se trouve la cathédrale Notre-Dame dévastée lundi par les flammes, ainsi que ses abords immédiats sur les quais, seront interdits à la manifestation, comme le périmètre des Champs-Elysées et du Palais de l'Elysée depuis plusieurs semaines, a annoncé la préfecture de police.

"Il n'est pas raisonnable de faire passer des manifestations de 5.000 à 10.000 personnes dans la proximité de Notre-Dame", a justifié M. Lallement, évoquant les milliers de touristes ou simples badauds qui continuent d'affluer chaque jour pour se recueillir devant l'édifice.

Les "gilets jaunes" respecteront-ils l'interdit? La question ne fait pas consensus.

Certains veulent marcher "en honneur au patrimoine national". D'autres, fustigent "les milliardaires (qui) ont su trouver 1 milliard d'euros, mais 140.000 SDF, tout le monde s'en fout!".

L'afflux vertigineux des dons pour reconstruire Notre-Dame, notamment de la part de grosses fortunes françaises, a suscité la polémique chez les "gilets jaunes", qui luttent depuis cinq mois pour leur pouvoir d'achat.

Les projets de rassemblement de "gilets jaunes" aux abords de Notre-Dame relèvent de la "pure provocation", a estimé le préfet de police.

- Les "casseurs" de retour ? -

"Les casseurs seront à nouveau au rendez-vous", a affirmé Christophe Castaner, citant les villes de "Toulouse, Montpellier, Bordeaux et en particulier Paris".

"Leur objectif affiché est clair: reproduire le 16 mars", a poursuivi le ministre de l'Intérieur, annonçant que 60.000 policiers et gendarmes seraient mobilisés dans toute la France.

Sur Facebook, un groupe qui se présente comme le "Black bloc Paris" a lancé un appel à "une France en noir", auquel ont répondu près de 1.000 personnes.

Cet "ultimatum 2" sera "un peu moins fort", tempère un responsable policier. "On ne sent pas un bouillonnement comme on avait senti le 16 mars, notamment du côté de l'ultragauche", ajoute-t-il, s'attendant à ce qu'ils "préservent leurs forces pour le 1er mai".

- "Tous à Paris" -Comme pour le premier "ultimatum", qui avait donné lieu le 16 mars à des scènes de saccages et de pillages sur les Champs-Elysées, des appels à converger vers la capitale se sont multipliés sur Facebook ces derniers jours.Le plus populaire, avec plus de 5.700 personnes annoncées comme participantes, invite "à se rendre à Paris de manière non pacifique et jaune", sans donner d'heure ni de lieu de rendez-vous.Des "gilets jaunes" de plusieurs régions (Provence-Alpes-Côte d'Azur, Auvergne Rhône-Alpes, Normandie, Bretagne, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine) appellent sur Facebook à manifester à Paris.Le 16 mars, 10.000 personnes avaient défilé dans les rues de la capitale, selon les autorités, dont les chiffres sont systématiquement contestés par les "gilets jaunes".Le préfet de police Didier Lallement a indiqué vendredi avoir reçu trois déclarations de manifestations.L'une, qui doit partir de la basilique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour rejoindre le campus de Jussieu (Ve), a été autorisée. Les deux autres, dont le trajet initial prévoyait un départ depuis le secteur de Bercy, dans l'est de la capitale, pour rejoindre les Halles ou la place de l'Etoile, ont en revanche été interdites.A Toulouse, épicentre du dernier acte, la préfecture a interdit la manifestation non déclarée prévue par les "gilets jaunes" sur la place du Capitole. Des arrêtés d'interdiction ont également été pris à Nantes, Lyon, Bourg-en-Bresse et Dijon.Samedi dernier, les manifestations des "gilets jaunes" avaient rassemblé 31.000 personnes, dont 5.000 à Paris.- Objectif Notre-Dame ? -L'île de la Cité, où se trouve la cathédrale Notre-Dame dévastée lundi par les flammes, ainsi que ses abords immédiats sur les quais, seront interdits à la manifestation, comme le périmètre des Champs-Elysées et du Palais de l'Elysée depuis plusieurs semaines, a annoncé la préfecture de police."Il n'est pas raisonnable de faire passer des manifestations de 5.000 à 10.000 personnes dans la proximité de Notre-Dame", a justifié M. Lallement, évoquant les milliers de touristes ou simples badauds qui continuent d'affluer chaque jour pour se recueillir devant l'édifice.Les "gilets jaunes" respecteront-ils l'interdit? La question ne fait pas consensus. Certains veulent marcher "en honneur au patrimoine national". D'autres, fustigent "les milliardaires (qui) ont su trouver 1 milliard d'euros, mais 140.000 SDF, tout le monde s'en fout!".L'afflux vertigineux des dons pour reconstruire Notre-Dame, notamment de la part de grosses fortunes françaises, a suscité la polémique chez les "gilets jaunes", qui luttent depuis cinq mois pour leur pouvoir d'achat.Les projets de rassemblement de "gilets jaunes" aux abords de Notre-Dame relèvent de la "pure provocation", a estimé le préfet de police.- Les "casseurs" de retour ? -"Les casseurs seront à nouveau au rendez-vous", a affirmé Christophe Castaner, citant les villes de "Toulouse, Montpellier, Bordeaux et en particulier Paris". "Leur objectif affiché est clair: reproduire le 16 mars", a poursuivi le ministre de l'Intérieur, annonçant que 60.000 policiers et gendarmes seraient mobilisés dans toute la France.Sur Facebook, un groupe qui se présente comme le "Black bloc Paris" a lancé un appel à "une France en noir", auquel ont répondu près de 1.000 personnes.Cet "ultimatum 2" sera "un peu moins fort", tempère un responsable policier. "On ne sent pas un bouillonnement comme on avait senti le 16 mars, notamment du côté de l'ultragauche", ajoute-t-il, s'attendant à ce qu'ils "préservent leurs forces pour le 1er mai".