Il revient aux Etats membres de mettre en oeuvre cette fermeture inédite des frontières extérieures de l'UE. Là aussi l'accord est unanime pour le faire "tout de suite", selon Mme Von der Leyen, qui en avait fait la proposition.

La fermeture n'est pas totale. Les restrictions ne concernent pas les citoyens de l'UE bloqués hors UE: les Etats membres coordonneront leurs efforts afin que leurs ambassades et le Service européen d'action extérieure (SEAE) puissent aider à les rapatrier, a souligné M. Michel. Au besoin, les autorités recourront au mécanisme de protection civile de l'UE et à des financements européens.

Ne sont pas non plus concernés les résidents non-UE disposant d'un permis de séjour de longue durée, les membres de la famille de citoyens de l'UE, les diplomates, le personnel médical, les déplacements de ceux-ci étant considérés comme essentiels.

Les transporteurs de marchandises sont aussi exemptés. "Nous devons veiller à assurer le passage des médicaments, des denrées alimentaires et des marchandises", a exposé le Belge.

Mme Von der Leyen a insisté sur la nécessité de lever les entraves aux frontières intérieures de l'UE, après la fermeture de plusieurs de ces frontières par des Etats membres comme la Pologne. "Beaucoup trop de personnes rencontrent des difficultés énormes pour rentrer chez elles, il y a beaucoup de files de poids lourds aussi", a-t-elle dit. La Pologne serait ainsi disposée à mettre en place des corridors rapides pour les poids lourds et à laisser passer les ressortissants de pays limitrophes désirant rentrer chez eux. "Mais il faudra encore du temps pour lever les contrôles intérieurs", a reconnu Mme Von der Leyen.

Les dirigeants européens ont également accueilli favorablement la décision de la Commission d'instaurer une autorisation préalable pour l'exportation d'équipement médical et de s'engager dans des procédures communes d'achat public pour en fournir suffisamment. Vingt-quatre Etats membres participent ainsi à un marché public pour des ventilateurs respiratoires.

Les capitales ont aussi soutenu les initiatives annoncées par la Commission pour assouplir temporairement les règles sur les aides d'Etat et recourir à la flexibilité pour délier quelque peu le carcan budgétaire de l'UE.

Le sommet européen de la semaine prochaine remplacé par une vidéoconférence

Le sommet prévu les 26 et 27 mars à Bruxelles entre les 27 dirigeants de l'UE sera remplacé par une vidéoconférence en raison de la pandémie liée au coronavirus, a annoncé mardi le président du Conseil européen Charles Michel. "Nous avons convenu que nous nous retrouverons à nouveau la semaine prochaine dans le cadre d'une vidéoconférence", a annoncé le Belge, sans préciser de date exacte.

M. Michel s'exprimait à l'issue d'une réunion de trois heures, déjà via un dispositif vidéo, entre les chefs d'Etat et de gouvernement européens.

Il s'agissait de la deuxième vidéoconférence entre dirigeants depuis la crise engendrée par le coronavirus, qui a conduit la plupart des Etats européens à prendre des mesures de confinement.

Ce dispositif "nous a permis la semaine passée de prendre des orientations très fortes et très claires, qui ont donné l'occasion, dans les jours qui ont suivi, de travailler sur des mesures très précises et concrètes", a-t-il estimé.

Les dirigeants européens ont décidé mardi de fermer les frontières extérieures de l'Union pour une durée initiale de 30 jours, avec des exceptions, afin de tenter d'endiguer la pandémie, dont l'Europe est désormais l'épicentre.

La présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde, et le président de l'Eurogroupe, Mario Centeno, ont participé à cette réunion extraordinaire, qui a aussi abordé la question des mesures économiques face au coronavirus.

Les dirigeants ont "approuvé" mardi soir une déclaration publiée lundi après une réunion de leurs ministres des Finances, promettant de "faire tout le nécessaire" pour répondre aux difficultés économiques engendrées par l'épidémie.

Il revient aux Etats membres de mettre en oeuvre cette fermeture inédite des frontières extérieures de l'UE. Là aussi l'accord est unanime pour le faire "tout de suite", selon Mme Von der Leyen, qui en avait fait la proposition. La fermeture n'est pas totale. Les restrictions ne concernent pas les citoyens de l'UE bloqués hors UE: les Etats membres coordonneront leurs efforts afin que leurs ambassades et le Service européen d'action extérieure (SEAE) puissent aider à les rapatrier, a souligné M. Michel. Au besoin, les autorités recourront au mécanisme de protection civile de l'UE et à des financements européens. Ne sont pas non plus concernés les résidents non-UE disposant d'un permis de séjour de longue durée, les membres de la famille de citoyens de l'UE, les diplomates, le personnel médical, les déplacements de ceux-ci étant considérés comme essentiels. Les transporteurs de marchandises sont aussi exemptés. "Nous devons veiller à assurer le passage des médicaments, des denrées alimentaires et des marchandises", a exposé le Belge. Mme Von der Leyen a insisté sur la nécessité de lever les entraves aux frontières intérieures de l'UE, après la fermeture de plusieurs de ces frontières par des Etats membres comme la Pologne. "Beaucoup trop de personnes rencontrent des difficultés énormes pour rentrer chez elles, il y a beaucoup de files de poids lourds aussi", a-t-elle dit. La Pologne serait ainsi disposée à mettre en place des corridors rapides pour les poids lourds et à laisser passer les ressortissants de pays limitrophes désirant rentrer chez eux. "Mais il faudra encore du temps pour lever les contrôles intérieurs", a reconnu Mme Von der Leyen. Les dirigeants européens ont également accueilli favorablement la décision de la Commission d'instaurer une autorisation préalable pour l'exportation d'équipement médical et de s'engager dans des procédures communes d'achat public pour en fournir suffisamment. Vingt-quatre Etats membres participent ainsi à un marché public pour des ventilateurs respiratoires. Les capitales ont aussi soutenu les initiatives annoncées par la Commission pour assouplir temporairement les règles sur les aides d'Etat et recourir à la flexibilité pour délier quelque peu le carcan budgétaire de l'UE.