"Je veux proposer un nouveau pacte pour les migrations et l'asile, nous avons besoin d'une nouvelle solution", a-t-elle déclaré devant la presse avant une rencontre avec le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte. "Nous voulons que nos procédures soient efficaces mais aussi humaines. Ce n'est pas une tâche facile mais nous avons tous compris qu'il n'y a pas de solutions faciles" pour gérer les flux migratoires, a ajouté Mme von der Leyen.

"Il est nécessaire de revoir le concept de répartition des obligations. Nous savons que l'Italie, l'Espagne, la Grèce sont géographiquement exposées : il est fondamental de pouvoir garantir la solidarité" de l'UE à ces pays, a estimé la prochaine présidente de la Commission européenne qui effectue des visites préparatoires à sa prise de fonctions, le 1er novembre, dans plusieurs capitales de l'UE. Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a rappelé que du point de vue de Rome, il n'était "pas imaginable que le problème des flux migratoires continue de reposer sur le premier pays où (les migrants) arrivent".

Mme von der Leyen se trouvait à Rome au moment où plus de 160 migrants, à bord de deux navires humanitaires, naviguent en Méditerranée, à proximité des eaux italiennes et maltaises, à la recherche d'un port sûr pour débarquer. Le gouvernement populiste italien a décidé de fermer ses ports aux ONG secourant les migrants, estimant que l'UE n'a jusqu'à présent pas fait preuve de solidarité dans ce domaine.

Les profondes divisions au sein de l'UE sur le partage de l'accueil ont rendu impossible pour le moment toute réforme du Règlement de Dublin, qui confie actuellement aux pays d'arrivée la charge du traitement des demandes d'asile.