La gigantesque masse terrestre essentiellement immergée, nommée "Zealandia", est considérée comme étant le plus récent continent découvert sur Terre. C'est la théorie que défendent des scientifiques depuis la publication d'un article plus tôt cette année dans la revue de la Société américaine de géologie (Geological Society of America). Pour certains scientifiques, Zealandia répond à quatre critères fondamentaux de la définition d'un continent (élévation par rapport aux alentours, géologie propre, forme délimitée et propriétés de sa croûte), sujet sur lequel géologues et universitaires peinent à se mettre d'accord depuis 20 ans.

Fossiles et mouvements tectoniques

Lors d'une expédition de deux mois, les scientifiques ont essayé d'en apprendre davantage sur cette mystérieuse partie de la Terre. Il s'agit d'une des premières enquêtes approfondies de la région, dont le Guardian révèle les résultats. Les chercheurs annoncent notamment avoir découvert des fossiles et des preuves de mouvements tectoniques à grande échelle. Ces découvertes "révèles que la géographie et le climat de Zealandia étaient radicalement différents par le passé", déclare le Pr. Gerald Dickens de l'université Rice.

Les chercheurs ont procédé à des forages de plus de 860 mètres sous le niveau de la mer, dans six sites différents. Les carottes extraites montrent des changements écologiques et tectoniques à travers des millions d'années, agissant "comme des machines à remonter le temps, nous permettant de remonter de plus en plus loin", explique Stephen Pekar, chercheur à bord du navire de recherche affrété pour l'expédition.

"Grands changements géographiques"

Depuis le début, on estime que la zone géographique s'est désolidarisée du supercontinent Gondwana il y a entre 75 et 80 millions d'années et qu'elle couvre une superficie de 4,9 millions de kilomètres carrés. Près de 95% de sa surface est immergée, ses deux principales terres émergées étant la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie. Le Pr. Rupert Sutherland de l'université Victoria de Nouvelle-Zélande assure que l'expédition a permis de découvrir "de grands changements géographiques".

Et l'évolution des plantes et des animaux ? "La découverte de terres anciennes et de mers peu profondes (ndlr : la partie immergée étant moins éloignée du niveau de la mer que ce qu'on pensait) fournit une explication : il y avait des chemins, des voies pour que les animaux et les plantes puissent se déplacer".

Une étude plus approfondie des 2500 mètres de carottes extraites au cours de l'expédition devrait fournir une idée plus précise des changements et de l'histoire du climat de Zealandia. Le navire de forage devrait prendre part à d'autres expéditions du même genre l'année prochaine.

La gigantesque masse terrestre essentiellement immergée, nommée "Zealandia", est considérée comme étant le plus récent continent découvert sur Terre. C'est la théorie que défendent des scientifiques depuis la publication d'un article plus tôt cette année dans la revue de la Société américaine de géologie (Geological Society of America). Pour certains scientifiques, Zealandia répond à quatre critères fondamentaux de la définition d'un continent (élévation par rapport aux alentours, géologie propre, forme délimitée et propriétés de sa croûte), sujet sur lequel géologues et universitaires peinent à se mettre d'accord depuis 20 ans. Lors d'une expédition de deux mois, les scientifiques ont essayé d'en apprendre davantage sur cette mystérieuse partie de la Terre. Il s'agit d'une des premières enquêtes approfondies de la région, dont le Guardian révèle les résultats. Les chercheurs annoncent notamment avoir découvert des fossiles et des preuves de mouvements tectoniques à grande échelle. Ces découvertes "révèles que la géographie et le climat de Zealandia étaient radicalement différents par le passé", déclare le Pr. Gerald Dickens de l'université Rice. Les chercheurs ont procédé à des forages de plus de 860 mètres sous le niveau de la mer, dans six sites différents. Les carottes extraites montrent des changements écologiques et tectoniques à travers des millions d'années, agissant "comme des machines à remonter le temps, nous permettant de remonter de plus en plus loin", explique Stephen Pekar, chercheur à bord du navire de recherche affrété pour l'expédition. Depuis le début, on estime que la zone géographique s'est désolidarisée du supercontinent Gondwana il y a entre 75 et 80 millions d'années et qu'elle couvre une superficie de 4,9 millions de kilomètres carrés. Près de 95% de sa surface est immergée, ses deux principales terres émergées étant la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie. Le Pr. Rupert Sutherland de l'université Victoria de Nouvelle-Zélande assure que l'expédition a permis de découvrir "de grands changements géographiques". Et l'évolution des plantes et des animaux ? "La découverte de terres anciennes et de mers peu profondes (ndlr : la partie immergée étant moins éloignée du niveau de la mer que ce qu'on pensait) fournit une explication : il y avait des chemins, des voies pour que les animaux et les plantes puissent se déplacer". Une étude plus approfondie des 2500 mètres de carottes extraites au cours de l'expédition devrait fournir une idée plus précise des changements et de l'histoire du climat de Zealandia. Le navire de forage devrait prendre part à d'autres expéditions du même genre l'année prochaine.