En France, le CESE (Conseil économique social et environnemental) a proposé, dans un nouveau rapport, la création d'un nouveau label bio et local, ainsi que le renforcement du cahier des charges des autres labels. Avec toutes les différentes appellations pour les produits issus de l'agriculture biologique, il est parfois difficile de s'y retrouver. Le rapport du CESE prévoit dix-huit recommandations pour améliorer les cinq sigles officiels français qui garantissent l'origine géographique des produits: AOP ou AOC (appellation d'origine protégée ou contrôlée), IGP (indication géographique protégée), Label Rouge, STG (spécialité traditionnelle garantie) , et le plus célèbre , AB (agriculture biologique).

Depuis 2009, la législation européenne interdit aux Etats membres d'établir des normes plus strictes ou restrictives que celles définies par le label européen. C'est ainsi que le sigle obligatoire "Eurofeuille" avait vu le jour dans les années 2000, venant s'ajouter aux autres déjà présents dans les pays européens. Cette mesure, qui visait à offrir plus de lisibilité aux consommateurs, n'a pas eu l'effet escompté.

Un label unique permettrait à la population d'y voir plus clair. "La lisibilité des labels est perturbée par l'existence d'une multitude de mentions proposées par les acteurs'', explique Jean Louis Joseph, le rapporteur du CESE, '' Les finalités de ces différentes démarches sont très diversifiés. Certaines sont strictement commerciales. Or, la crédibilité des labels repose sur des démarches très formalisées, sous l'égide des pouvoirs publics. Il est donc essentiel d'améliorer l'information apportée aux consommatrices et aux consommateurs sur les 5 labels officiels et leurs significations respectives."

Des critères plus stricts pour tous les labels

Les membres du CESE souhaitent une restructuration totale du système des labels. C'est pourquoi la première mesure vise la création d'un label unique, regroupant les autres sous le nom ''d'agriculture biologique locale et équitable". Il s'agirait d'une expérimentation au niveau français uniquement, car c'est le pays qui a été pionnier en matière d'agriculture biologique. Le label reprendrait les mesures actuellement en vigueur et ajouterait d'autres critères, dont celui de la proximité entre le lieu de production et celui de commercialisation. Il s'agit donc d'une harmonisation des critères vers le haut.

Cette proposition a pour but d'aider les citoyens qui sont de plus en plus regardants sur ce qu'ils mettent dans leur assiette. En effet, la population demande davantage de qualité concernant les produits qu'elle achète et une meilleure traçabilité. C'est également le cas pour la Belgique où le secteur du bio a vu sa croissance augmenter depuis dix ans, aussi bien au niveau des consommateurs que des producteurs, comme le révèle une étude publiée par la structure Biowallonie. En 2014, près de neuf Belges sur dix déclaraient avoir consommé du bio durant l'année écoulée. Pour l'instant, il n'existe qu'un label officiel basé sur le label européen : Biogarantie. Cependant, ces appellations ne garantissent pas l'aspect "local" de la production. L'exemple de la France pourrait ouvrir une nouvelle piste de réflexion, et à terme, s'étendre à d'autres pays.

Félicia Mauro

En France, le CESE (Conseil économique social et environnemental) a proposé, dans un nouveau rapport, la création d'un nouveau label bio et local, ainsi que le renforcement du cahier des charges des autres labels. Avec toutes les différentes appellations pour les produits issus de l'agriculture biologique, il est parfois difficile de s'y retrouver. Le rapport du CESE prévoit dix-huit recommandations pour améliorer les cinq sigles officiels français qui garantissent l'origine géographique des produits: AOP ou AOC (appellation d'origine protégée ou contrôlée), IGP (indication géographique protégée), Label Rouge, STG (spécialité traditionnelle garantie) , et le plus célèbre , AB (agriculture biologique).Depuis 2009, la législation européenne interdit aux Etats membres d'établir des normes plus strictes ou restrictives que celles définies par le label européen. C'est ainsi que le sigle obligatoire "Eurofeuille" avait vu le jour dans les années 2000, venant s'ajouter aux autres déjà présents dans les pays européens. Cette mesure, qui visait à offrir plus de lisibilité aux consommateurs, n'a pas eu l'effet escompté. Un label unique permettrait à la population d'y voir plus clair. "La lisibilité des labels est perturbée par l'existence d'une multitude de mentions proposées par les acteurs'', explique Jean Louis Joseph, le rapporteur du CESE, '' Les finalités de ces différentes démarches sont très diversifiés. Certaines sont strictement commerciales. Or, la crédibilité des labels repose sur des démarches très formalisées, sous l'égide des pouvoirs publics. Il est donc essentiel d'améliorer l'information apportée aux consommatrices et aux consommateurs sur les 5 labels officiels et leurs significations respectives." Des critères plus stricts pour tous les labelsLes membres du CESE souhaitent une restructuration totale du système des labels. C'est pourquoi la première mesure vise la création d'un label unique, regroupant les autres sous le nom ''d'agriculture biologique locale et équitable". Il s'agirait d'une expérimentation au niveau français uniquement, car c'est le pays qui a été pionnier en matière d'agriculture biologique. Le label reprendrait les mesures actuellement en vigueur et ajouterait d'autres critères, dont celui de la proximité entre le lieu de production et celui de commercialisation. Il s'agit donc d'une harmonisation des critères vers le haut.Cette proposition a pour but d'aider les citoyens qui sont de plus en plus regardants sur ce qu'ils mettent dans leur assiette. En effet, la population demande davantage de qualité concernant les produits qu'elle achète et une meilleure traçabilité. C'est également le cas pour la Belgique où le secteur du bio a vu sa croissance augmenter depuis dix ans, aussi bien au niveau des consommateurs que des producteurs, comme le révèle une étude publiée par la structure Biowallonie. En 2014, près de neuf Belges sur dix déclaraient avoir consommé du bio durant l'année écoulée. Pour l'instant, il n'existe qu'un label officiel basé sur le label européen : Biogarantie. Cependant, ces appellations ne garantissent pas l'aspect "local" de la production. L'exemple de la France pourrait ouvrir une nouvelle piste de réflexion, et à terme, s'étendre à d'autres pays. Félicia Mauro