L'objectif était d'empêcher l'interdiction du glyphosate, substance active de l'herbicide Roundup, le plus vendu au monde, et soupçonnée d'être cancérigène. Un spécialiste belge aurait joué un rôle crucial dans cette affaire, rapportent mardi De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Belang van Limburg.

Selon la justice américaine, des mails internes à l'entreprise montrent que Monsanto a fait appel à des scientifiques disposés à défendre le glyphosate. La multinationale aurait également rédigé elle-même des études qui auraient ensuite été co-signées par des spécialistes de renom. A cette fin, le toxicologue belge Mark Martens, cité dans les mails, aurait reçu pour mission en 1999 de soudoyer le professeur James Parry, en poste au Pays de Galles, afin qu'il rédige une étude positive sur le glyphosate.

Ces mails ont été rendus publics sur ordre de la justice américaine, en marge d'une action judiciaire engagée par des dizaines d'agriculteurs contre la multinationale.

Monsanto, de son côté, a assuré n'avoir jamais rédigé des études elle-même et affirmé que ces mails avaient été sortis de leur contexte.

Mark Mertens, qui a quitté Monsanto en 2014 mais continue de travailler comme consultant pour des entreprises chimiques, n'a pas souhaité réagir.

L'objectif était d'empêcher l'interdiction du glyphosate, substance active de l'herbicide Roundup, le plus vendu au monde, et soupçonnée d'être cancérigène. Un spécialiste belge aurait joué un rôle crucial dans cette affaire, rapportent mardi De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Belang van Limburg.Selon la justice américaine, des mails internes à l'entreprise montrent que Monsanto a fait appel à des scientifiques disposés à défendre le glyphosate. La multinationale aurait également rédigé elle-même des études qui auraient ensuite été co-signées par des spécialistes de renom. A cette fin, le toxicologue belge Mark Martens, cité dans les mails, aurait reçu pour mission en 1999 de soudoyer le professeur James Parry, en poste au Pays de Galles, afin qu'il rédige une étude positive sur le glyphosate. Ces mails ont été rendus publics sur ordre de la justice américaine, en marge d'une action judiciaire engagée par des dizaines d'agriculteurs contre la multinationale. Monsanto, de son côté, a assuré n'avoir jamais rédigé des études elle-même et affirmé que ces mails avaient été sortis de leur contexte. Mark Mertens, qui a quitté Monsanto en 2014 mais continue de travailler comme consultant pour des entreprises chimiques, n'a pas souhaité réagir.