"En Belgique, les agriculteurs sont les premières victimes des vagues de chaleur et de la sécheresse", déclare Matteo De Vos, expert en agriculture et élevage au sein de Greenpeace.

"Le défi est de taille, mais les solutions sont nombreuses. Nous pouvons libérer et restaurer des terres dans le monde entier, actuellement utilisées pour l'élevage industriel, en optant pour une agriculture écologique. Cela signifie manger moins de viande, mais de meilleure qualité", explique-t-il encore.

"En Belgique, un nombre grandissant d'éleveurs ont fait le choix du bio ou de l'autonomie fourragère, ce qui est encourageant et doit être soutenu. Mais la dépendance forte au soja (un moteur de déforestation émettrice de gaz à effet de serre) des élevages de porcs et de volailles, reste un problème sérieux", selon Greenpeace.

Pour le Giec, outre les indispensables réductions de gaz à effet de serre, des solutions existent du côté du système alimentaire et des habitudes de consommation. Actuellement, de "25 à 30% de la production totale de nourriture est gaspillée", souligne le rapport, alors qu'environ 820 millions de personnes souffrent de la faim.

"Une évolution drastique vers moins de viande et de produits laitiers dans notre alimentation est la solution pour réduire l'impact du système alimentaire sur notre santé et celle de la planète", conclut Matteo De Vos.