"The Ocean Cleanup" est la première machine au monde conçue pour nettoyer les océans de sa masse de déchets plastiques. Ce système a été imaginé à l'origine par Boyan Slat, un adolescent néerlandais, lorsqu'il était encore sur les bancs de l'école.

La machine sera expédiée cet été au Great Pacific Garbage Patch (le vortex de déchets du Pacifique Nord), entre Hawaï et la Californie, qui contient près de 1,8 trillion de morceaux de plastique. Ce sera la première tentative de s'attaquer au vortex depuis sa découverte en 1997, d'après le journal The Independent.

Lire aussi :À 19 ans, Boyan Slat pourrait bien vider l'océan de ses plastiques (vidéo)

Les experts estiment que le dispositif devrait être capable de collecter la moitié des détritus présents dans le vortex - environ 40 000 tonnes - en cinq ans. Au cours des dernières semaines, l'équipe a soudé les tubes géants qui vont flotter à la surface de la mer et ainsi former le squelette de l'"Ocean Cleanup". Ce sera la plus grande barrière flottante jamais construite.

"Le problème de la pollution plastique a toujours été décrit comme quelque chose d'insoluble. L'histoire nous a systématiquement rappelé que "nous ne pouvons pas nettoyer - le mieux que nous pouvons faire est de ne pas l'aggraver". Pour moi, c'est un message peu inspirant", a déclaré Boyan Slat. Il désire utiliser la technologie pour améliorer les choses et ouvrir la voie à d'autres techniques de nettoyage : "J'espère vraiment que le nettoyage de l'océan au cours de ce siècle peut être un symbole pour nous", a-t-il encore dit.

Le dispositif est composé de tuyaux de 12 mètres faits de plastique qui seront assemblés pour former un long tube serpentin. Ils sont remplis d'air, ce qui leur permettra de rester en surface et former ainsi un arc de cercle. Des écrans de nylons pendent en dessous - telle une pelle flottante - afin d'attraper les déchets, à l'exception des micros-plastiques, qui sont de minuscules fragments malheureusement trop petits pour se coincer dans l'appareil. Quant aux poissons, ils pourront aisément échapper aux écrans en passant par en dessous.

L'équipe à l'origine du système veut lancer les débuts de sa machine depuis les rives de San Francisco dès le mois de juillet. Elle prévoit 60 flotteurs, chacun s'étirant sur un peu plus d'un kilomètre d'un bout à l'autre. Des bateaux viendront collecter les débris toutes les six à huit semaines. Dans des propos rapportés par The Independent, le jeune entrepreneur a déclaré au site web Fast Company : "La majeure partie du plastique est encore trop grande, ce qui signifie que dans les prochaines décennies, si nous ne l'éliminons pas, la quantité de micros-plastiques peut être multipliée par dix ou même 100. C'est un problème qui risque de s'amplifier, à moins que nous parvenions à l'éliminer".

Le vortex de déchets du Pacifique Nord

Le Great Pacific Garbage Patch (GPGP) est une gigantesque étendue de déchets plastiques qui couvre près de 1,6 million de kilomètres carrés, soit un peu plus de deux fois la superficie de la France. On la surnomme le "septième continent de plastique", d'après le journal Geo. Il contiendrait au moins 79.000 tonnes de plastiques.

C'est en 1977 qu'un océanographe américain, Charles Moore, a repéré le vortex pour la première fois. La formation de ce continent est due à un phénomène naturel : les gyres océaniques, qui sont d'énormes tourbillons d'eau formés par des courants marins influencés par la rotation de la Terre. Ainsi, la force centripète de ces vortex attire les déchets, formant cet immense continent de détritus.

Lire aussi :Un Néerlandais de 21 ans dévoile son prototype pour dépolluer les océans

La plus grande partie est composée d' "équipements fantômes", tels que des filets de pêche abandonnés ou encore des cordes provenant souvent de bateaux de pêche illégaux, révèle encore The Independent. Or, ces "équipements fantômes" tueraient plus de 100 000 baleines, dauphins et phoques chaque année.

Un sac plastique est emmêlé dans la queue d'un dauphin., Getty Images/iStockphoto
Un sac plastique est emmêlé dans la queue d'un dauphin. © Getty Images/iStockphoto

Nombre d'oiseaux marins et autres formes de vie sous-marine sont retrouvés morts, l'estomac rempli de morceaux de plastiques. Les créatures mangent ces détritus jetés dans la mer, persuadées qu'il s'agit de nourriture. Elles meurent bien souvent de faim, ou empoisonnées par les déchets. D'autres animaux marins sont pris au piège dans les filets fantômes et meurent aussi de faim, ou sont tout simplement étranglés par les cordes meurtrières.

Chavagne Mailys

"The Ocean Cleanup" est la première machine au monde conçue pour nettoyer les océans de sa masse de déchets plastiques. Ce système a été imaginé à l'origine par Boyan Slat, un adolescent néerlandais, lorsqu'il était encore sur les bancs de l'école.La machine sera expédiée cet été au Great Pacific Garbage Patch (le vortex de déchets du Pacifique Nord), entre Hawaï et la Californie, qui contient près de 1,8 trillion de morceaux de plastique. Ce sera la première tentative de s'attaquer au vortex depuis sa découverte en 1997, d'après le journal The Independent.Lire aussi :À 19 ans, Boyan Slat pourrait bien vider l'océan de ses plastiques (vidéo)Les experts estiment que le dispositif devrait être capable de collecter la moitié des détritus présents dans le vortex - environ 40 000 tonnes - en cinq ans. Au cours des dernières semaines, l'équipe a soudé les tubes géants qui vont flotter à la surface de la mer et ainsi former le squelette de l'"Ocean Cleanup". Ce sera la plus grande barrière flottante jamais construite."Le problème de la pollution plastique a toujours été décrit comme quelque chose d'insoluble. L'histoire nous a systématiquement rappelé que "nous ne pouvons pas nettoyer - le mieux que nous pouvons faire est de ne pas l'aggraver". Pour moi, c'est un message peu inspirant", a déclaré Boyan Slat. Il désire utiliser la technologie pour améliorer les choses et ouvrir la voie à d'autres techniques de nettoyage : "J'espère vraiment que le nettoyage de l'océan au cours de ce siècle peut être un symbole pour nous", a-t-il encore dit.Le dispositif est composé de tuyaux de 12 mètres faits de plastique qui seront assemblés pour former un long tube serpentin. Ils sont remplis d'air, ce qui leur permettra de rester en surface et former ainsi un arc de cercle. Des écrans de nylons pendent en dessous - telle une pelle flottante - afin d'attraper les déchets, à l'exception des micros-plastiques, qui sont de minuscules fragments malheureusement trop petits pour se coincer dans l'appareil. Quant aux poissons, ils pourront aisément échapper aux écrans en passant par en dessous.L'équipe à l'origine du système veut lancer les débuts de sa machine depuis les rives de San Francisco dès le mois de juillet. Elle prévoit 60 flotteurs, chacun s'étirant sur un peu plus d'un kilomètre d'un bout à l'autre. Des bateaux viendront collecter les débris toutes les six à huit semaines. Dans des propos rapportés par The Independent, le jeune entrepreneur a déclaré au site web Fast Company : "La majeure partie du plastique est encore trop grande, ce qui signifie que dans les prochaines décennies, si nous ne l'éliminons pas, la quantité de micros-plastiques peut être multipliée par dix ou même 100. C'est un problème qui risque de s'amplifier, à moins que nous parvenions à l'éliminer".Le Great Pacific Garbage Patch (GPGP) est une gigantesque étendue de déchets plastiques qui couvre près de 1,6 million de kilomètres carrés, soit un peu plus de deux fois la superficie de la France. On la surnomme le "septième continent de plastique", d'après le journal Geo. Il contiendrait au moins 79.000 tonnes de plastiques.C'est en 1977 qu'un océanographe américain, Charles Moore, a repéré le vortex pour la première fois. La formation de ce continent est due à un phénomène naturel : les gyres océaniques, qui sont d'énormes tourbillons d'eau formés par des courants marins influencés par la rotation de la Terre. Ainsi, la force centripète de ces vortex attire les déchets, formant cet immense continent de détritus.Lire aussi :Un Néerlandais de 21 ans dévoile son prototype pour dépolluer les océansLa plus grande partie est composée d' "équipements fantômes", tels que des filets de pêche abandonnés ou encore des cordes provenant souvent de bateaux de pêche illégaux, révèle encore The Independent. Or, ces "équipements fantômes" tueraient plus de 100 000 baleines, dauphins et phoques chaque année.Nombre d'oiseaux marins et autres formes de vie sous-marine sont retrouvés morts, l'estomac rempli de morceaux de plastiques. Les créatures mangent ces détritus jetés dans la mer, persuadées qu'il s'agit de nourriture. Elles meurent bien souvent de faim, ou empoisonnées par les déchets. D'autres animaux marins sont pris au piège dans les filets fantômes et meurent aussi de faim, ou sont tout simplement étranglés par les cordes meurtrières.Chavagne Mailys