"Ce qui est arrivé et a été ramassé jusqu'à présent est une petite quantité de ce qui a été déversé. Le pire est à venir", a déclaré M. Bolsonaro dans un entretien à la chaîne de télévision Record. Le président a ajouté que "tous les indices" désignaient le pétrolier grec "Bouboulina", que les autorités brésiliennes avaient déjà accusé vendredi d'être le responsable du désastre écologique après l'analyse de données satellitaires. La société grecque gérante du pétrolier, Delta Tankers, avait démenti. Il s'agit d'un acte "criminel", a accusé M. Bolsonaro qui a dit s'attendre à "une catastrophe bien plus grande".

Un garçon sort de la mer en retirant le pétrole déversé sur la plage d'Itapuama située dans la ville de Cabo de Santo Agostinho, État de Pernambuco, Brésil, fin octobre 2019. © AFP

Les autorités brésiliennes avaient détecté le 29 juillet un déversement d'hydrocarbures à plus de 700 km des côtes de l'Etat de Paraïba. Le pétrole a commencé à apparaître le 30 août sur les côtes du Nordeste, progressant ensuite vers le sud, jusque dans l'Etat de Bahia. Quelque 2.000 km de côtes ont été touchés, notamment la région d'Abrolhos, près de Bahia, sanctuaire pour les baleines à bosse et pour des formations corallines uniques au monde.