La liste rouge de l'UICN est, depuis sa création en 1964, l'indicateur privilégié pour évaluer l'état de la biodiversité dans le monde. Présente sous la forme d'une base de données, cette liste est régulièrement mise à jour par les experts. Cette année encore, quelques modifications ont été apportées, notamment par le Shark Conservation Fund, qui estime que 17 nouvelles espèces de requins et de raies doive...

La liste rouge de l'UICN est, depuis sa création en 1964, l'indicateur privilégié pour évaluer l'état de la biodiversité dans le monde. Présente sous la forme d'une base de données, cette liste est régulièrement mise à jour par les experts. Cette année encore, quelques modifications ont été apportées, notamment par le Shark Conservation Fund, qui estime que 17 nouvelles espèces de requins et de raies doivent aujourd'hui être considérées comme étant en danger "critique" d'extinction.Parmi elles, une star des océans : le requin-taupe bleu (ou requin mako), connu pour son incroyable vitesse. Pour rappel, l'UICN estime qu'un quart des requins et raies sont aujourd'hui "vulnérables", "en danger" ou "en danger critique d'extinction". Ces espèces feraient même partie des vertébrés les plus menacés au monde. "Nos résultats sont alarmants, mais pas surprenants", explique Nicholas Dulvy, coprésident du Groupe d'experts requins de l'UICN. Ces animaux "sont très recherchés et ne bénéficient pas de mesures de protection contre la surpêche".Ce poisson, qui peut atteindre une vitesse de pointe de 70 km/h, est considéré comme le requin le plus rapide au monde. Il peut mesurer jusqu'à quatre mètres et préfère les eaux tropicales et tempérées. Le requin-taupe bleu est de couleur grise sur le ventre et bleu gris sur le dos, lui assurant un bon camouflage.S'il est aujourd'hui menacé de disparition, c'est notamment à cause de son succès dans les cuisines asiatiques, en particulieren Chine,où on raffolede sa chair et de ses ailerons. Un appétit bien supérieur à la croissance, très lente, du requin. L'espèce est aujourd'hui sur le point de disparaître. "Sa population s'est épuisée dans le monde entier, connaissant un déclin de 60 % dans l'Atlantique sur les 75 dernières années ; près de 100 millions de spécimens sont pêchés chaque année ", évalue National Geographic.Parmi les autres requins inscrits dans la liste rouge, on retrouve également le swellshark à nageoires blanches, le requin-ange argentin et le requin-ange à dos lisse.