Ces cinq Etats font office de plaque tournante pour le commerce de l'ivoire dans la région. Les chiffres dévoilés datent de 2007, 2009, 2014 et 2015. Les enquêteurs de Traffic se sont fait passer pour des acheteurs sur les marchés tant notoires que moins connus et ont parlé avec de nombreuses personnes liées au commerce de l'ivoire. Leur principal constat est que les tentatives pour stopper ce commerce illégal sont torpillées par la corruption, des pouvoirs politiques faibles et la dynamique changeante en vigueur sur les marchés.

Le rapport dénonce aussi le fait que les autorités ont une double interprétation de la loi interdisant ce trafic. La corruption est en outre régulièrement présente, notamment dans le chef de fonctionnaires haut placés. Il y a par exemple des témoignages accusant l'armée régulière de RDC d'être une actrice importante du braconnage des éléphants dans le Parc national des Virunga.

Des études successives montrent que les marchés illégaux qui se déroulaient auparavant aux yeux de tous, disparaissent systématiquement ou prennent place dans la clandestinité. Les flux commerciaux dépassent les frontières du continent. "Tous les pays mentionnés dans l'étude pointent unanimement du doigt les Chinois actifs dans les réseaux du crime organisé en tant qu'acteurs de premier plan dans le trafic", indique le rapport.

Selon les enquêteurs, 80% des acheteurs en 2014 et 2015 étaient des Asiatiques, essentiellement des Chinois. Les études de 2007 et 2009 mentionnaient d'autres nationalités, tels des Français, des Japonais, des Portugais, des Russes, des Espagnols et des acheteurs venus des USA. Un autre problème réside dans le manque de mécanismes transparents pour gérer les quantités d'ivoire saisies.

"Il faut des efforts coordonnés afin de mettre un frein au recul des populations d'éléphants en Afrique centrale: ce n'est plus seulement une question qui concerne les animaux sauvages, il s'agit désormais d'une catastrophe écologique entretenue par des organisations criminelles redoutablement organisées", explique Koen Stuyck, porte-parole du WWF Belgique.

"C'est clairement un défi de taille pour les pays africains que le contrôle du braconnage des éléphants et du trafic de l'ivoire. Ils doivent rapidement intensifier leurs efforts afin de tenir les promesses formulées devant les forums internationaux ces dix dernières années", conclut Paulinus Ngeh, directeur du siège central centrafricain de Traffic.

Ces cinq Etats font office de plaque tournante pour le commerce de l'ivoire dans la région. Les chiffres dévoilés datent de 2007, 2009, 2014 et 2015. Les enquêteurs de Traffic se sont fait passer pour des acheteurs sur les marchés tant notoires que moins connus et ont parlé avec de nombreuses personnes liées au commerce de l'ivoire. Leur principal constat est que les tentatives pour stopper ce commerce illégal sont torpillées par la corruption, des pouvoirs politiques faibles et la dynamique changeante en vigueur sur les marchés.Le rapport dénonce aussi le fait que les autorités ont une double interprétation de la loi interdisant ce trafic. La corruption est en outre régulièrement présente, notamment dans le chef de fonctionnaires haut placés. Il y a par exemple des témoignages accusant l'armée régulière de RDC d'être une actrice importante du braconnage des éléphants dans le Parc national des Virunga.Des études successives montrent que les marchés illégaux qui se déroulaient auparavant aux yeux de tous, disparaissent systématiquement ou prennent place dans la clandestinité. Les flux commerciaux dépassent les frontières du continent. "Tous les pays mentionnés dans l'étude pointent unanimement du doigt les Chinois actifs dans les réseaux du crime organisé en tant qu'acteurs de premier plan dans le trafic", indique le rapport. Selon les enquêteurs, 80% des acheteurs en 2014 et 2015 étaient des Asiatiques, essentiellement des Chinois. Les études de 2007 et 2009 mentionnaient d'autres nationalités, tels des Français, des Japonais, des Portugais, des Russes, des Espagnols et des acheteurs venus des USA. Un autre problème réside dans le manque de mécanismes transparents pour gérer les quantités d'ivoire saisies."Il faut des efforts coordonnés afin de mettre un frein au recul des populations d'éléphants en Afrique centrale: ce n'est plus seulement une question qui concerne les animaux sauvages, il s'agit désormais d'une catastrophe écologique entretenue par des organisations criminelles redoutablement organisées", explique Koen Stuyck, porte-parole du WWF Belgique."C'est clairement un défi de taille pour les pays africains que le contrôle du braconnage des éléphants et du trafic de l'ivoire. Ils doivent rapidement intensifier leurs efforts afin de tenir les promesses formulées devant les forums internationaux ces dix dernières années", conclut Paulinus Ngeh, directeur du siège central centrafricain de Traffic.