La pyrale du buis, papillon de nuit originaire d'Asie orientale, est de retour dans notre pays. Si sa présence se marque davantage en Flandre et à Bruxelles, les jardins wallons sont également de plus en plus concernés. Ces petites chenilles vertes à tête noire peuvent détruire des massifs de buis en à peine quelques semaines.

L'an dernier, Bruxelles Environnement avait constaté les premiers dégâts mi-avril dans certains parcs dont elle a la gestion. Dans les espaces verts soumis au régime de classement ou dans le cas d'arbustes d'intérêt patrimonial, l'administration de l'environnement de la Région bruxelloise a appliqué des pesticides autorisés en agriculture biologique, soigneusement sélectionnés afin d'avoir un impact minimum sur l'environnement, les travailleurs et le public. Ces pulvérisations sont curatives et non préventives, et n'ont lieu qu'en cas d'infestation sévère et avérée. Compte tenu des risques pour les abeilles, les pesticides biologiques non sélectifs ne sont pas utilisés lors de la floraison des buis (avril - mai). Des pièges à phéromones secs spécifiques à la pyrale du buis sont également placés dans les espaces verts afin d'assurer un suivi des populations de papillons adultes et cibler les interventions.

Getty Images/iStockphoto
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Et les particuliers ?

Outre les mesures prises par les pouvoirs publics et professionnels, que peuvent faire les particuliers ? Si l'idée de remplacer les buis attaqués l'an dernier par de nouveaux plants de buis est tentante, Bruxelles Environnement le déconseille fortement. Il convient toutefois d'arracher les plantes isolées fortement atteintes, foyer idéal pour l'insecte. De nombreux végétaux supportant des tailles régulières existent comme alternative.

Les résidus de taille et les buis infestés doivent être impérativement jetés dans des sacs poubelles, bien fermés, dans le but d'être incinérés. "Le compostage, s'il est mal effectué, peut aussi favoriser la dispersion de nouvelles maladies liées à des champignons et fragiliser plus encore le buis !", prévient Bruxelles Environnement.

Si vous souhaitez en intégrer dans l'aménagement de votre jardin, veillez à bien les inspecter lors de l'achat, afin d'éviter de contaminer le reste de vos plantations.

Comment détecter leur présence ?

Bruxelles Environnement distingue trois critères pour débusquer ces chenilles à coup sûr.

  • Les chenilles s'observent exclusivement sur le buis, peu importe la variété
  • Les chenilles sont reconnaissables à leur tête noire luisante et leur corps vert clair, strié longitudinalement de vert foncé.
  • La présence de chenilles s'accompagne d'une toile en fil de soie autour des rameaux et des feuilles, ainsi que de déjections vertes au pied du buis.

La pyrale du buis, papillon de nuit originaire d'Asie orientale, est de retour dans notre pays. Si sa présence se marque davantage en Flandre et à Bruxelles, les jardins wallons sont également de plus en plus concernés. Ces petites chenilles vertes à tête noire peuvent détruire des massifs de buis en à peine quelques semaines.L'an dernier, Bruxelles Environnement avait constaté les premiers dégâts mi-avril dans certains parcs dont elle a la gestion. Dans les espaces verts soumis au régime de classement ou dans le cas d'arbustes d'intérêt patrimonial, l'administration de l'environnement de la Région bruxelloise a appliqué des pesticides autorisés en agriculture biologique, soigneusement sélectionnés afin d'avoir un impact minimum sur l'environnement, les travailleurs et le public. Ces pulvérisations sont curatives et non préventives, et n'ont lieu qu'en cas d'infestation sévère et avérée. Compte tenu des risques pour les abeilles, les pesticides biologiques non sélectifs ne sont pas utilisés lors de la floraison des buis (avril - mai). Des pièges à phéromones secs spécifiques à la pyrale du buis sont également placés dans les espaces verts afin d'assurer un suivi des populations de papillons adultes et cibler les interventions. Outre les mesures prises par les pouvoirs publics et professionnels, que peuvent faire les particuliers ? Si l'idée de remplacer les buis attaqués l'an dernier par de nouveaux plants de buis est tentante, Bruxelles Environnement le déconseille fortement. Il convient toutefois d'arracher les plantes isolées fortement atteintes, foyer idéal pour l'insecte. De nombreux végétaux supportant des tailles régulières existent comme alternative. Les résidus de taille et les buis infestés doivent être impérativement jetés dans des sacs poubelles, bien fermés, dans le but d'être incinérés. "Le compostage, s'il est mal effectué, peut aussi favoriser la dispersion de nouvelles maladies liées à des champignons et fragiliser plus encore le buis !", prévient Bruxelles Environnement. Si vous souhaitez en intégrer dans l'aménagement de votre jardin, veillez à bien les inspecter lors de l'achat, afin d'éviter de contaminer le reste de vos plantations.