Au cours de l'année écoulée, l'asbl annonce aussi avoir poursuivi son objectif d'élargissement de la collecte des emballages plastiques, ainsi que celui de la lutte contre les déchets sauvages.

Outre le taux de recyclage, Fost Plus se félicite aussi du taux de valorisation qui s'élève à 90% en 2016.

Les coûts opérationnels liés à la collecte sélective et au recyclage ont augmenté en 2016 en raison, notamment, des moyens supplémentaires libérés dans le cadre de la lutte contre les déchets sauvages, note encore l'asbl.

Enfin, les recettes issues de la vente de matériaux sont passées de 60,4 millions d'euros à 59,6 millions (-1,3%). Cette baisse est attribuée principalement à la diminution des revenus générés par le PET recyclés dont les prix ont atteint un niveau particulièrement bas.

Fost Plus a, en outre, décidé de lancer une étude stratégique sur le système de collecte, de tri et de recyclage des déchets d'emballages ménagers devant déboucher sur un plan d'actions permettant d'améliorer le système.

Le projet-test lancé l'an dernier pour une collecte élargie des emballages en plastique et qui a vu, dans six communes, le sac bleu remplacé par un sac mauve, permettant de collecter de nouveaux plastiques rigides, s'est révélé prometteur, selon l'asbl. Entre 1,5 et 5,5 kg de matériel d'emballages supplémentaires par habitant auraient ainsi pu être collectés en 2016. Pour l'avenir, Fost Plus recommande "des investissements importants dans les centres de tri, dans la perspective d'une application à l'ensemble du territoire belge". L'asbl insiste également sur le fait qu'un élargissement réussi dépend du recyclage final réalisé. Il faut, selon elle, identifier les plastiques qu'il est judicieux de trier tout en continuant à investir dans la recherche et le développement, permettant à terme un recyclage plus exhaustif.

Fost Plus plaide enfin pour un système avec un message de tri unique pour toute la Belgique.

En 2016, l'asbl a conclu des accords avec les régions en matière de lutte contre les déchets sauvages. En Wallonie, a ainsi été créée une structure baptisée Be WaPP, laquelle collabore avec les communes. Les entreprises ont aussi joué un rôle central dans ce combat, via une contribution financière de 17 millions d'euros. Et les citoyens -qui furent, par exemple, 40.000 à participer au Grand Nettoyage de Printemps en Wallonie- ont évidemment aussi un rôle important.

Hors domicile, l'instauration en Wallonie du tri obligatoire en entreprise, comme c'était déjà le cas en Flandre et à Bruxelles, a eu des effets bénéfiques sur les quantités collectées, qui sont passées de 4.801 tonnes en 2015 à 5.465 tonnes en 2016, note encore Fost Plus. L'asbl essaie aussi de sensibiliser à l'installation de dispositifs de tri dans les parcs de vacances, centres sportifs communaux et autres domaines récréatifs. En 2016, "sept communes côtières ont bénéficié d'une collaboration fructueuse", conclut Fost Plus.