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Cette semaine, une période de fortes chaleurs est attendue, et avec elle l'envie d'aller se rafraîchir. Qu'il s'agisse des plages, des lacs, ou d'autres points d'eau, certains iront peut-être faire trempette dans un bassin naturel. Mais qu'en est-il de la qualité des eaux en Europe ? L'Agence européenne pour l'environnement (AEE), en coopération avec la Commission européenne, a préparé un rapport annuel sur la qualité des zones de baignade dans les 28 États membres de l'UE, ainsi qu'en Albanie et en Suisse.Depuis quatre ans, les pays membres de l'UE déploient les efforts pour garantir des eaux de baignade propres et saines. Pour se faire, les autorités locales collectent des échantillons d'eau dans les sites de baignade officiels durant toute la saison balnéaire. Ces échantillons sont ensuite analysés afin de vérifier la présence (ou non) de deux bactéries. Ces bactéries sont un indicateur de pollution provoquée par les eaux usées ou le bétail. Une pollution qui n'est pas sans conséquence pour la santé puisqu'une fois avalée, l'eau contaminée peut provoquer des troubles gastriques et des diarrhées. En fonction du niveau de présence de ces bactéries, les sites de baignade sont alors classés comme étant de qualité "excellente", "bonne", "suffisante" ou "insuffisante".Au total, 22 131 zones de baignade européennes ont été contrôlées en Europe en 2018. Soit, pas moins de 445 nouvelles eaux de baignade ajoutées au panel déjà conséquent. La majorité de ces nouvelles zones viennent de Pologne, réparties sur l'ensemble du territoire polonais : on compte 130 sites de baignade côtiers, 63 sites de baignade en lac et 36 sites de baignade en rivière.Parmi les 30 pays évalués, quatre pays sont particulièrement bien notés. En effet, à Chypre, à Malte, en Autriche et en Grèce, plus de 95% des eaux de baignade ont été jugées comme étant de qualité "excellente". "Toutes les eaux de baignade de Chypre, de Grèce, de Lettonie, du Luxembourg, de Malte, de Roumanie et de Slovénie pour lesquelles des résultats ont été communiqués avaient une qualité au moins suffisante en 2018", précise encore le rapport.Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la Belgique est une très bonne élève en la matière. Elle se classe en effet en 10e position, avec un taux de 87,8 % de ses eaux jugées de qualité "excellente". Seul un unique site de baignade n'a pas une eau de bonne qualité. Le pays se place ainsi juste derrière l'Italie, qui fait pourtant partie des pays comportant le plus grand nombre de sites de baignade de qualité insuffisante (avec la France et l'Espagne).Attention, cependant, à ne pas confondre : proportionnellement parlant, l'Italie, la France et l'Espagne ne sont pas les pires. En matière de taux de zones de baignade de qualité "insuffisante", six autres pays l'emportent largement : l'Albanie (10 eaux de baignade, soit 9,3 %), les Pays-Bas (25 eaux de baignade, soit 3,4 %), l'Irlande (5 eaux de baignade, soit 3,4 %), le Royaume-Uni (21 eaux de baignade, soit 3,3 %), la Hongrie (8 eaux de baignade, soit 3,2 %), la Slovaquie (1 eau de baignade, soit 3,1 %).Dans ce classement, on retrouve aussi des pays pour lesquels l'évaluation de la qualité d'une grande partie des eaux n'a pas été possible. Et pour causes : elles étaient soit nouvellement identifiées, soit non opérationnelles, soit en attente d'évaluation pour cause de changements ou bien le nombre de prélèvements requis pour l'évaluation n'avait pas été fourni.En 2018, un total de 182 eaux de baignade étaient de qualité insuffisante, comparées à 294 sites de baignade en 2017. Entre temps, 44 eaux de baignade ont été exclues du programme de surveillance ou n'ont pas pu être évaluées. Cela signifie donc que 68 eaux de baignade ont amélioré leur qualité entre 2017 et 2018.Malgré les efforts déployés, l'UE n'a pas connu que des améliorations de la qualité de ses eaux. Au cours de la même période, la qualité de 82 sites de baignade, au moins suffisante, s'est en effet détériorée, devenant insuffisante. C'est en Italie et en France que la détérioration de la qualité des divers sites de baignade est la plus marquée.En cas de qualité jugée "insuffisante", la directive exige des Etats membres que :