En 2010, les Coopératives de Conservation du Paysage (LCC) ont été créées pour répondre aux priorités en matière de ressources naturelles et culturelles aux États-Unis. Ce programme, qui comprend 22 centres de recherche, s'attaque à des larges problématiques telles que le changement climatique, les inondations et l'extinction d'espèces. Malgré l'importance de la conservation coopérative - le ministère de l'Intérieur en avait fait une priorité début des années 2000 - ces centres sont aujourd'hui menacés par l'administration Trump, qui prévoit d'interrompre le financement prévu par le Congrès, selon le journal The Guardian.
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En 2010, les Coopératives de Conservation du Paysage (LCC) ont été créées pour répondre aux priorités en matière de ressources naturelles et culturelles aux États-Unis. Ce programme, qui comprend 22 centres de recherche, s'attaque à des larges problématiques telles que le changement climatique, les inondations et l'extinction d'espèces. Malgré l'importance de la conservation coopérative - le ministère de l'Intérieur en avait fait une priorité début des années 2000 - ces centres sont aujourd'hui menacés par l'administration Trump, qui prévoit d'interrompre le financement prévu par le Congrès, selon le journal The Guardian.Cette menace en étonne plus d'un, puisque depuis leur mise en place sous l'administration Obama, les coopératives semblent atteindre leurs objectifs. À Hawaï par exemple, des études effectuées sur une espèce d'oiseaux forestiers indigènes ont permis de rajouter le volatil dans la longue liste des animaux en voie de disparition. Les chercheurs ont en effet découvert que l'espèce n'aurait bientôt plus d'habitat convenable pour assurer sa survie. Autre exemple, dans les zones exposées aux inondations de la côte du Golfe, les travaux d'un LCC ont permis des réductions sur l'assurance contre les inondations pour beaucoup de résidents impactés.Preuve de la nécessité du programme : les Coopératives de Conservation du Paysage seraient le "seul programme fédéral conçu pour répondre aux besoins de conservation du paysage à l'échelle nationale", selon un rapport de 2016 de la National Academy of Sciences. En 2017, un ensemble d'ONG, d'agences d'États responsables de la pêche et de la faune et d'autres groupes s'est même réuni devant le Congrès pour le convaincre de l'importance du programme, avec succès. Depuis lors, pour soutenir le projet, les autorités fédérales ont approuvé un financement de 12,5 millions de dollars pour les 22 centres de recherche.Donald Trump a clairement indiqué, dès le début de son mandat, sa position quant auxCoopératives deConservation duPaysageet au financement de la science en général : cela ne serait jamais une priorité pour le président. Et malgré les décisions du Congrès en faveur du programme de conservation, Donald Trump semble avoir aujourd'hui obtenu gain de cause : "Nous entendons des rapports inquiétants de groupes extérieurs et de citoyens inquiets selon lesquels le programme LCC a été modifié et pourrait ne recevoir aucun financement du gouvernement fédéral", a déclaré Betty McCollum, présidente du sous-comité de la Chambre sur l'intérieur, l'environnement et les agences connexes.Seize de ces centres seraient actuellement en interruption pour une durée indéterminée ou seraient même dissous, révèle The Guardian. "Je n'ai rien vu de tel depuis près de 30 ans que je travaille au gouvernement fédéral", a déclaré au journal un scientifique du Fish and Wildlife Service, qui a travaillé pour l'un des LCC et a préféré rester anonyme. " Il y a un manque de responsabilité".D'après un autre scientifique du Fish and Wildlife, le soutien fédéral au programme LCC semble s'être essoufflé après le début d'un examen politique sans précédent de la recherche scientifique dans le département de l'Intérieur. "Quand cet examen a débuté ", a expliqué le scientifique, "il est devenu évident qu'aucun projet associé aux LCC ne serait financé. Ils ont tout gâché... "Pour beaucoup de chercheurs, cette décision déçoit : "Nous avons mis beaucoup de sang, de sueur et de larmes pour arriver là où nous sommes", a déclaré Greg Wathen, ancien coordinateur d'un des centres. "J'ai toujours eu le sentiment que nous étions sur le point de réaliser de très bonnes avancées." Malheureusement, sans personnel ni financement, il s'agit de six années de travail qui sont réduites à néant.