"Nous avons besoin d'initiatives audacieuses", a souligné Luis Alfonso de Alba, désigné l'an dernier pour organiser un ambitieux sommet sur l'environnement en septembre à New York (Etats-Unis). "Nous avons besoin d'une transformation du modèle économique si nous voulons arriver aux résultats nécessaires".

Le sommet du 23 septembre prochain aux Nations unies est présenté comme la première réunion de dirigeants mondiaux sur le changement climatique depuis l'accord de Paris en 2015. L'événement se tiendra après une série de rapports présentant une situation environnementale catastrophique pour la planète et des prédictions plus que sombres pour l'avenir, alors que les émissions de carbone continuent d'augmenter, rendant irréalistes les objectifs de limitation d'émissions instaurés par l'accord de Paris. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a dit qu'il voulait un sommet "tourné vers l'action" et demandé aux pays participants de présenter "des plans concrets et réalistes" pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 45% sur la prochaine décennie, pour arriver à zéro en 2050.

M. de Alba assure travailler à identifier des projets ambitieux à présenter au sommet de septembre, ainsi que de nouveaux modèles de coopération entre pays, ONG et acteurs publics et privés. "Il est évident que le financement privé sera indispensable pour passer des milliards aux trilliards nécessaires" pour peser sur les problèmes environnementaux, qui sont "un problème qui nécessite une transformation de la façon dont nous consommons et dont nous produisons", dit-il. "Ce n'est pas un processus dans lequel nous pouvons viser une augmentation progressive des ambitions. Il nous faut des changements radicaux", insiste-t-il, se disant néanmoins "optimiste" en voyant l'enthousiasme d'entités gouvernementales et non gouvernementales.

Il a néanmoins déploré que tous ne s'engagent pas de la même manière, notamment les Etats-Unis dont le président Donald Trump a décidé en 2017 de retirer son pays de l'accord de Paris, plombant les efforts environnementaux. Il a par contre loué l'engagement de jeunes militants comme la Suédoise Greta Thunberg. "Nous voulons qu'ils (les jeunes) fassent partie de la solution", a-t-il assuré, évoquant "leur colère (...) largement justifiée à cause du manque d'initiatives" en matière environnementale pour le moment.