Les résultats de cette étude, conduite par des chercheurs de l'IRD de Nouméa (Institut de recherche pour le développement) et de l'Université de technologie de Sydney (UTS), viennent d'être publiés dans la revue "Scientific Reports" du groupe Nature.

Véritable "laboratoire naturel", un chenal marin d'environ 800 mètres, qui s'enfonce dans la mangrove à Bouraké (85 km au nord de Nouméa), a été le terrain des travaux. Il possède en effets tous les paramètres d'évolution prévus: acidification, eau plus chaude (+2°) et faible oxygène.

Les investigations des chercheurs ont mis en évidence qu'une quarantaine d'espèces de coraux constructeurs de récifs, des "super coraux", ont réussi à s'adapter à ces conditions environnementales "comparables et même pires que celles prévues d'ici 2100".

"Des espèces coralliennes qui ont été parmi les premières à succomber lors de l'épisode de blanchissement massif de 2016 qui a largement décimé les récifs mondiaux" ont été observées vivantes dans ce chenal, a également indiqué le Pr David Suggett, coauteur de cette étude. Pour lui, ce phénomène est "incroyable".

Les analyses vont désormais se poursuivre afin "de déterminer le matériel génétique que ces espèces ont acquis".

Les résultats de cette étude, conduite par des chercheurs de l'IRD de Nouméa (Institut de recherche pour le développement) et de l'Université de technologie de Sydney (UTS), viennent d'être publiés dans la revue "Scientific Reports" du groupe Nature. Véritable "laboratoire naturel", un chenal marin d'environ 800 mètres, qui s'enfonce dans la mangrove à Bouraké (85 km au nord de Nouméa), a été le terrain des travaux. Il possède en effets tous les paramètres d'évolution prévus: acidification, eau plus chaude (+2°) et faible oxygène. Les investigations des chercheurs ont mis en évidence qu'une quarantaine d'espèces de coraux constructeurs de récifs, des "super coraux", ont réussi à s'adapter à ces conditions environnementales "comparables et même pires que celles prévues d'ici 2100". "Des espèces coralliennes qui ont été parmi les premières à succomber lors de l'épisode de blanchissement massif de 2016 qui a largement décimé les récifs mondiaux" ont été observées vivantes dans ce chenal, a également indiqué le Pr David Suggett, coauteur de cette étude. Pour lui, ce phénomène est "incroyable". Les analyses vont désormais se poursuivre afin "de déterminer le matériel génétique que ces espèces ont acquis".