La Suédoise de 16 ans, qui a traversé l'Atlantique en voilier pendant 15 jours pour participer au sommet de l'ONU sur le climat du 23 septembre, est restée silencieuse pendant l'essentiel de la manifestation.

Elle est ensuite entrée dans le bâtiment de l'ONU, sur les bords de l'East River à Manhattan, sans qu'on sache immédiatement si elle allait y rencontrer des responsables.

Durant la manifestation, celle qui a poussé des centaines de milliers de jeunes européens à défiler tous les vendredis sous le cri de ralliement #FridaysforFuture est restée silencieuse, laissant d'autres adolescents ou étudiants appeler à agir face à l'urgence climatique, certains visant directement le climato-scepticisme du gouvernement Trump.

"Arrêtez de nier que la Terre est en train de mourir!", "Faites grève avec nous!", ou "On ne peut pas nous arrêter, un meilleur monde est possible!", ont-ils notamment scandé.

Beaucoup de jeunes manifestants indiquaient être venus au moins en partie pour voir la jeune Suédoise, dont le visage poupin et les tresses sont désormais reconnaissables dans le monde entier.

"Quand on a su que Greta serait là, on savait qu'on ne pouvait pas rater ça. Elle est notre inspiration!", a indiqué avec enthousiasme Atara Saunders, 17 ans, organisatrice de manifestations du vendredi dans son lycée de la région de Philadelphie.

Gabriel Kunin, New-Yorkais de 13 ans, a lui indiqué participer à sa première manifestation pour le climat.

"Je savais qu'il y aurait des célébrités" comme Greta, a-t-il indiqué. "Je pense que c'est vraiment une bonne idée, il faut changer quelque chose".

Cette manifestation valait surtout ballon d'essai avant le défilé géant prévu devant l'ONU le 20 septembre, censé faire pression sur les dirigeants du monde entier qui participeront au sommet sur le climat du 23, organisé dans le cadre de l'assemblée générale annuelle de l'ONU.

Greta Thunberg a aussi prévu d'y participer et des manifestations sont prévues le même jour à travers le monde.