Né au Royaume-Uni, ce réseau de militants qui prône la désobéissance civile a continué de bloquer quatre lieux emblématiques de la capitale (Marble Arch, où il est autorisé à manifester, et Oxford Circus, Waterloo Bridge et Parliament Square, où les blocages sont "illégaux" selon la police), avec des milliers de manifestants.

D'autres militants se sont enchaînés devant la maison du chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, ou ont dégradé l'entrée du siège du géant pétrolier Royal Dutch Shell.

Jeudi, l'autorité des transports de Londres (TfL) a mis en garde les usagers contre le risque de nouvelles perturbations dans le centre de la capitale et averti que des lignes de bus étaient affectées par des changements d'itinéraire en raison des blocages.

Les actions menées par Extinction Rebellion ont conduit à "plus de 480 arrestations" depuis le début de la semaine, dont huit ont jusqu'ici donné lieu à des poursuites, a indiqué la police londonienne qui a déployé plus de 1.000 agents sur le terrain.

"Ce mouvement met la police britannique sous pression. Nous avons demandé à nos agents de travailler par plage de 12 heures, et nous avons annulé les jours de repos", a souligné Scotland Yard dans un communiqué.

Trois personnes inculpées pour obstruction à la circulation ont été présentées jeudi devant un tribunal londonien. Elles ont plaidé non coupable, et ont été maintenues en détention jusqu'à une prochaine audience le 16 mai.

"S'ils continuent à nous arrêter, nous continuerons à venir, car il s'agit d'une urgence", a scandé un militant dans un mégaphone, juste après une arrestation à Oxford Circus.

Extinction Rebellion, dont le réseau est devenu international, a trois revendications au Royaume-Uni: la proclamation d'un "état d'urgence climatique et écologique", l'élaboration d'un plan d'actions pour "réduire à zéro" les émissions nettes de gaz à effet de serre d'ici 2025 et la création d'une "assemblée citoyenne" qui, aidée d'avis scientifiques, se prononcerait sur des questions climatiques.

"On a reçu le message", a déclaré mercredi le ministre de l'Environnement, Michael Gove, sur la BBC, en appelant le mouvement à la modération. "Il est légitime que les gens fassent connaître leur opinion", mais "je m'inquiète parfois de certaines des scènes que nous avons vues" lors des manifestations, a-t-il indiqué.

"Nous serons heureux de discuter (de la fin des blocages) si vous acceptez de discuter de la crise climatique avec nous", a répondu jeudi Extinction Rebellion, sur Twitter.

Le groupe a annoncé qu'il mènerait vendredi, jour férié au Royaume-Uni et premier jour du long week-end de Pâques, une action à l'aéroport d'Heathrow, le plus fréquenté d'Europe. La police londonienne a prévenu qu'elle avait prévu un "dispositif solide" impliquant un "nombre important" d'agents.

Né au Royaume-Uni, ce réseau de militants qui prône la désobéissance civile a continué de bloquer quatre lieux emblématiques de la capitale (Marble Arch, où il est autorisé à manifester, et Oxford Circus, Waterloo Bridge et Parliament Square, où les blocages sont "illégaux" selon la police), avec des milliers de manifestants. D'autres militants se sont enchaînés devant la maison du chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, ou ont dégradé l'entrée du siège du géant pétrolier Royal Dutch Shell.Jeudi, l'autorité des transports de Londres (TfL) a mis en garde les usagers contre le risque de nouvelles perturbations dans le centre de la capitale et averti que des lignes de bus étaient affectées par des changements d'itinéraire en raison des blocages.Les actions menées par Extinction Rebellion ont conduit à "plus de 480 arrestations" depuis le début de la semaine, dont huit ont jusqu'ici donné lieu à des poursuites, a indiqué la police londonienne qui a déployé plus de 1.000 agents sur le terrain."Ce mouvement met la police britannique sous pression. Nous avons demandé à nos agents de travailler par plage de 12 heures, et nous avons annulé les jours de repos", a souligné Scotland Yard dans un communiqué.Trois personnes inculpées pour obstruction à la circulation ont été présentées jeudi devant un tribunal londonien. Elles ont plaidé non coupable, et ont été maintenues en détention jusqu'à une prochaine audience le 16 mai."S'ils continuent à nous arrêter, nous continuerons à venir, car il s'agit d'une urgence", a scandé un militant dans un mégaphone, juste après une arrestation à Oxford Circus.Extinction Rebellion, dont le réseau est devenu international, a trois revendications au Royaume-Uni: la proclamation d'un "état d'urgence climatique et écologique", l'élaboration d'un plan d'actions pour "réduire à zéro" les émissions nettes de gaz à effet de serre d'ici 2025 et la création d'une "assemblée citoyenne" qui, aidée d'avis scientifiques, se prononcerait sur des questions climatiques."On a reçu le message", a déclaré mercredi le ministre de l'Environnement, Michael Gove, sur la BBC, en appelant le mouvement à la modération. "Il est légitime que les gens fassent connaître leur opinion", mais "je m'inquiète parfois de certaines des scènes que nous avons vues" lors des manifestations, a-t-il indiqué."Nous serons heureux de discuter (de la fin des blocages) si vous acceptez de discuter de la crise climatique avec nous", a répondu jeudi Extinction Rebellion, sur Twitter.Le groupe a annoncé qu'il mènerait vendredi, jour férié au Royaume-Uni et premier jour du long week-end de Pâques, une action à l'aéroport d'Heathrow, le plus fréquenté d'Europe. La police londonienne a prévenu qu'elle avait prévu un "dispositif solide" impliquant un "nombre important" d'agents.