Les 132 pays membres, dont la Belgique, doivent y adopter la première évaluation mondiale des écosystèmes depuis près de 15 ans, dans un contexte où la biodiversité continue de se dégrader partout dans le monde.

Ce rapport, fruit d'un travail de trois ans effectué par 150 experts internationaux, servira de référence à l'élaboration du futur cadre mondial pour la biodiversité post-2020.

"Cette évaluation constituera la première synthèse globale sur l'état de la nature depuis l'évaluation des écosystèmes pour le millénaire publiée en 2005 et la toute première de nature intergouvernementale", explique la coordinatrice scientifique de la Plateforme belge pour la biodiversité, Hilde Eggermont.

La session plénière intervient dans un contexte où l'état de la biodiversité et des écosystèmes ne cesse de se dégrader dans le monde. D'après un projet de résumé obtenu par l'AFP - dernier en date, daté de janvier -, diverses "preuves indépendantes signalent une accélération rapide imminente du taux d'extinction des espèces (...) même si les facteurs (de cette extinction) ne s'intensifient pas".

Sur les 8 millions d'espèces estimées (dont 5,5 millions d'espèces d'insectes) sur la planète, "un demi-million à un million d'espèces devraient être menacées d'extinction, dont beaucoup dans les prochaines décennies", poursuit le texte. La formulation peut changer selon ce que les gouvernements décideront de mettre en avant, mais pas les conclusions scientifiques.

Pour Hilde Eggermont, ce document, qui doit encore être formellement approuvé, "aura la légitimité scientifique qui est requise d'urgence pour intensifier les actions menées aux échelons national et mondial".

Le rapport sera également assorti d'un résumé à l'intention des décideurs qui doit être négocié point par point cette semaine, avant d'être adopté par les représentants des gouvernements, sur le modèle des rapports du GIEC. Il sera ensuite publié le 6 mai.

"Au sein de la communauté scientifique, nous espérons que l'IPBES aura autant d'impact sur la prise en compte de la biodiversité par les politiques que le GIEC en a sur le climat", conclut Brendan Coolsaet, maître de conférences en environnement et développement à l'Ecole européenne de sciences politiques et sociales de Lille.

Les 132 pays membres, dont la Belgique, doivent y adopter la première évaluation mondiale des écosystèmes depuis près de 15 ans, dans un contexte où la biodiversité continue de se dégrader partout dans le monde.Ce rapport, fruit d'un travail de trois ans effectué par 150 experts internationaux, servira de référence à l'élaboration du futur cadre mondial pour la biodiversité post-2020."Cette évaluation constituera la première synthèse globale sur l'état de la nature depuis l'évaluation des écosystèmes pour le millénaire publiée en 2005 et la toute première de nature intergouvernementale", explique la coordinatrice scientifique de la Plateforme belge pour la biodiversité, Hilde Eggermont.La session plénière intervient dans un contexte où l'état de la biodiversité et des écosystèmes ne cesse de se dégrader dans le monde. D'après un projet de résumé obtenu par l'AFP - dernier en date, daté de janvier -, diverses "preuves indépendantes signalent une accélération rapide imminente du taux d'extinction des espèces (...) même si les facteurs (de cette extinction) ne s'intensifient pas". Sur les 8 millions d'espèces estimées (dont 5,5 millions d'espèces d'insectes) sur la planète, "un demi-million à un million d'espèces devraient être menacées d'extinction, dont beaucoup dans les prochaines décennies", poursuit le texte. La formulation peut changer selon ce que les gouvernements décideront de mettre en avant, mais pas les conclusions scientifiques. Pour Hilde Eggermont, ce document, qui doit encore être formellement approuvé, "aura la légitimité scientifique qui est requise d'urgence pour intensifier les actions menées aux échelons national et mondial". Le rapport sera également assorti d'un résumé à l'intention des décideurs qui doit être négocié point par point cette semaine, avant d'être adopté par les représentants des gouvernements, sur le modèle des rapports du GIEC. Il sera ensuite publié le 6 mai. "Au sein de la communauté scientifique, nous espérons que l'IPBES aura autant d'impact sur la prise en compte de la biodiversité par les politiques que le GIEC en a sur le climat", conclut Brendan Coolsaet, maître de conférences en environnement et développement à l'Ecole européenne de sciences politiques et sociales de Lille.