La police a confirmé dimanche qu'aucun arrêté de police n'avait été pris par le bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre, Benoît Cerexhe, pour autoriser ou interdire formellement la manifestation des Hutus rwandais (au nombre de quarante, selon d'autres sources), ceux-ci n'ayant pas introduit de demande d'autorisation de rassemblement. "Laisser ces gens manifester ce jour là, c'est directement insulter la mémoire des victimes, dont nos dix paras assassinés", regrette le député. "Aussi, depuis plusieurs années, l'(ancien, NDLR) bourgmestre Draps avait interdit par arrêté de police toute manifestation autre que l'officielle pendant tout le mois d'avril", rappelle-t-il encore. "Cet acte a été vécu comme une profanation du monument par les rescapés (nombreux en Belgique) et par les autorités rwandaises. En conséquence, le représentant du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders à Kigali n'a pas pu participer aux cérémonies de commémoration à Kigali", révèle Alain Destexhe. Le 7 avril est le jour de la commémoration du génocide des Tutsis au Rwanda qui a fait près d'un million de morts en 1994. Chaque année une cérémonie est organisée à la stèle commémorative de l'avenue Vandendriessche. La célébration avec discours officiels a néanmoins eu lieu dimanche matin au sein de l'ambassade du Rwanda en présence de 150 personnes, dont plusieurs personnalités politiques, selon Alain Destexhe. Dimanche à 19h00, la traditionnelle marche du souvenir, à l'initiative de l'association Ibuka, aura bien lieu depuis la Place des Palais jusqu'à la Place Poelaert. Benoît Cerexhe n'était pas joignable dimanche pour commenter l'incident. (MUA)

La police a confirmé dimanche qu'aucun arrêté de police n'avait été pris par le bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre, Benoît Cerexhe, pour autoriser ou interdire formellement la manifestation des Hutus rwandais (au nombre de quarante, selon d'autres sources), ceux-ci n'ayant pas introduit de demande d'autorisation de rassemblement. "Laisser ces gens manifester ce jour là, c'est directement insulter la mémoire des victimes, dont nos dix paras assassinés", regrette le député. "Aussi, depuis plusieurs années, l'(ancien, NDLR) bourgmestre Draps avait interdit par arrêté de police toute manifestation autre que l'officielle pendant tout le mois d'avril", rappelle-t-il encore. "Cet acte a été vécu comme une profanation du monument par les rescapés (nombreux en Belgique) et par les autorités rwandaises. En conséquence, le représentant du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders à Kigali n'a pas pu participer aux cérémonies de commémoration à Kigali", révèle Alain Destexhe. Le 7 avril est le jour de la commémoration du génocide des Tutsis au Rwanda qui a fait près d'un million de morts en 1994. Chaque année une cérémonie est organisée à la stèle commémorative de l'avenue Vandendriessche. La célébration avec discours officiels a néanmoins eu lieu dimanche matin au sein de l'ambassade du Rwanda en présence de 150 personnes, dont plusieurs personnalités politiques, selon Alain Destexhe. Dimanche à 19h00, la traditionnelle marche du souvenir, à l'initiative de l'association Ibuka, aura bien lieu depuis la Place des Palais jusqu'à la Place Poelaert. Benoît Cerexhe n'était pas joignable dimanche pour commenter l'incident. (MUA)