"Il paraît évident que chaque enfant a droit aux meilleurs soins médicaux. Manifestement pas en Belgique, au vu des expériences de ces dernières années". C'est par ces mots que débute la lettre. Les pédiatres dénoncent le fait qu'aucune législation ne fixe vers quels hôpitaux diriger les enfants qui souffrent le plus, contrairement à nos pays voisins. Un patient sur quatre se rend dans un service de soins intensifs qui n'est pas adapté au traitement des plus jeunes. En Belgique, seuls sept hôpitaux offrent, de manière officieuse, des soins adaptés aux enfants se trouvant dans un état critique. Dans la pratique, près de soixante hôpitaux disposent de places pour les enfants. Les pédiatres ne possèdent pas de chiffres concernant le nombre de placements non adaptés d'enfants, car "il n'y a pas de législation en la matière", précise Annick De Jaeger, responsable de l'unité des soins intensifs pédiatriques de l'hôpital UZ-Gent et une des auteurs de la lettre. "Mais cela arrive, croyez-moi. Sinon, nous ne nous battrions pas." La ministre de la Santé Laurette Onkelinx a promis début de cette année une réforme en ce sens. "Nous n'en entendons à présent plus parler", ajoute Annick De Jaeger. "Il faut mettre un terme à ces négociations sans fin". La ministre assure de son côté que cette réforme figure toujours à l'agenda. (Belga)

"Il paraît évident que chaque enfant a droit aux meilleurs soins médicaux. Manifestement pas en Belgique, au vu des expériences de ces dernières années". C'est par ces mots que débute la lettre. Les pédiatres dénoncent le fait qu'aucune législation ne fixe vers quels hôpitaux diriger les enfants qui souffrent le plus, contrairement à nos pays voisins. Un patient sur quatre se rend dans un service de soins intensifs qui n'est pas adapté au traitement des plus jeunes. En Belgique, seuls sept hôpitaux offrent, de manière officieuse, des soins adaptés aux enfants se trouvant dans un état critique. Dans la pratique, près de soixante hôpitaux disposent de places pour les enfants. Les pédiatres ne possèdent pas de chiffres concernant le nombre de placements non adaptés d'enfants, car "il n'y a pas de législation en la matière", précise Annick De Jaeger, responsable de l'unité des soins intensifs pédiatriques de l'hôpital UZ-Gent et une des auteurs de la lettre. "Mais cela arrive, croyez-moi. Sinon, nous ne nous battrions pas." La ministre de la Santé Laurette Onkelinx a promis début de cette année une réforme en ce sens. "Nous n'en entendons à présent plus parler", ajoute Annick De Jaeger. "Il faut mettre un terme à ces négociations sans fin". La ministre assure de son côté que cette réforme figure toujours à l'agenda. (Belga)