L'intellectuel et éditeur Mohamed Hachem, l'un de ses plus proches amis, a annoncé le décès de cette icône panarabe de la contestation, compagnon de route du chanteur révolutionnaire Cheikh Imam, très prolifique durant les années 1970 et 1980. Des dizaines de personnes ont assisté à la mi-journée au Caire aux funérailles de celui qui était considéré comme le chantre des opprimés en Egypte et un des plus grands poètes en dialecte égyptien. Lors des 18 jours de manifestations qui ont mis fin à trois décennies de présidence de Hosni Moubarak, Ahmed Fouad Negm s'était rendu sur l'emblématique place Tahrir du Caire, acclamé par une foule qui chantait et récitait ses poèmes. Ahmed Fouad Negm, né en 1929 dans la province égyptienne d'al-Charqiya, dans le delta du Nil, a passé au total 18 années de sa vie derrière les barreaux, où il a commencé à écrire ses poèmes, connus à travers tout le monde arabe, critiquant ouvertement et de façon sarcastique les dirigeants arabes. Il n'avait cessé de dénoncer, notamment depuis la guerre israélo-arabe de 1967, les différents chefs d'Etat égyptiens, de Gamal Abdel Nasser jusqu'au président islamiste Mohamed Morsi destitué par l'armée début juillet. En 2007, il avait été nommé "Ambassadeur des pauvres" par les Nations Unies. (Belga)

L'intellectuel et éditeur Mohamed Hachem, l'un de ses plus proches amis, a annoncé le décès de cette icône panarabe de la contestation, compagnon de route du chanteur révolutionnaire Cheikh Imam, très prolifique durant les années 1970 et 1980. Des dizaines de personnes ont assisté à la mi-journée au Caire aux funérailles de celui qui était considéré comme le chantre des opprimés en Egypte et un des plus grands poètes en dialecte égyptien. Lors des 18 jours de manifestations qui ont mis fin à trois décennies de présidence de Hosni Moubarak, Ahmed Fouad Negm s'était rendu sur l'emblématique place Tahrir du Caire, acclamé par une foule qui chantait et récitait ses poèmes. Ahmed Fouad Negm, né en 1929 dans la province égyptienne d'al-Charqiya, dans le delta du Nil, a passé au total 18 années de sa vie derrière les barreaux, où il a commencé à écrire ses poèmes, connus à travers tout le monde arabe, critiquant ouvertement et de façon sarcastique les dirigeants arabes. Il n'avait cessé de dénoncer, notamment depuis la guerre israélo-arabe de 1967, les différents chefs d'Etat égyptiens, de Gamal Abdel Nasser jusqu'au président islamiste Mohamed Morsi destitué par l'armée début juillet. En 2007, il avait été nommé "Ambassadeur des pauvres" par les Nations Unies. (Belga)