"Il y a eu un déferlement de jeunes qui nous a inquiété", a expliqué à l'AFP et RFI Guy Adoua, directeur adjoint du PAM Centrafrique. Le responsable évoque "des bandits" venus des "quartiers environnants". "Nous avons peur que des gens soient assassinés pendant la distribution", a-t-il ajouté, demandant qu'elle soit sécurisée. "Si la Fomac (la force multinationale de l'Afrique centrale) ou les Français ne sont pas présents en permanence, nous ne pourrons rien faire", affirme-t-il. Hormis le camp de l'aéroport, "dans la quinzaine de sites où nous sommes présents, nous ne rencontrons pas de problèmes", assure M. Adoua. A Bangui, 159.000 déplacés ont été comptabilisés par l'ONU depuis que des violences interreligieuses ont éclaté dans le pays. Une quinzaine de camps les accueillent, situés dans la capitale. Une tension extrême régnait dans la ville samedi, un musulman ayant été tué à coups de machette en dépit des appels au calme. L'homme circulait à moto et a été tué par des habitants dans le quartier Combattant, près de l'aéroport, selon des témoignages recueillis par l'AFP. Les tueries entre chrétiens et musulmans ont fait "plus de 600 morts" en une semaine dans tout le pays. Signe de l'incertitude des jours à venir, le Cameroun, pays voisin, a commencé à organiser le rapatriement de ses ressortissants vivant en Centrafrique. (Belga)

"Il y a eu un déferlement de jeunes qui nous a inquiété", a expliqué à l'AFP et RFI Guy Adoua, directeur adjoint du PAM Centrafrique. Le responsable évoque "des bandits" venus des "quartiers environnants". "Nous avons peur que des gens soient assassinés pendant la distribution", a-t-il ajouté, demandant qu'elle soit sécurisée. "Si la Fomac (la force multinationale de l'Afrique centrale) ou les Français ne sont pas présents en permanence, nous ne pourrons rien faire", affirme-t-il. Hormis le camp de l'aéroport, "dans la quinzaine de sites où nous sommes présents, nous ne rencontrons pas de problèmes", assure M. Adoua. A Bangui, 159.000 déplacés ont été comptabilisés par l'ONU depuis que des violences interreligieuses ont éclaté dans le pays. Une quinzaine de camps les accueillent, situés dans la capitale. Une tension extrême régnait dans la ville samedi, un musulman ayant été tué à coups de machette en dépit des appels au calme. L'homme circulait à moto et a été tué par des habitants dans le quartier Combattant, près de l'aéroport, selon des témoignages recueillis par l'AFP. Les tueries entre chrétiens et musulmans ont fait "plus de 600 morts" en une semaine dans tout le pays. Signe de l'incertitude des jours à venir, le Cameroun, pays voisin, a commencé à organiser le rapatriement de ses ressortissants vivant en Centrafrique. (Belga)