"J'en ai discuté avec le chef de l'Etat (M. Djotodia, ndlr) qui a marqué son accord pour que cette solution soit retenue", a affirmé jeudi M. Tiangaye, qui avait participé mercredi au sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) dans la capitale tchadienne. "C'est un accord qui permet à la RCA (République centrafricaine) de sortir de l'isolement, qui permet d'éviter d'être mis au ban de la communauté internationale, je ne vois pas pourquoi la (coalition rebelle) Séléka va s'y opposer", a-t-il ajouté. "En l'état actuel des choses, il est impossible de reconnaître un président autoproclamé", avait déclaré le président tchadien Idriss Déby mercredi soir à l'issue du sommet consacré à l'avenir de la Centrafrique. Michel Djotodia, chef du Séléka, avait renversé le 24 mars le président centrafricain François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans, aujourd'hui réfugié au Cameroun. Selon le président tchadien, un collège "de transition" élirait un président pour une période qui ne devrait pas excéder 18 mois, alors que Michel Djotodia avait annoncé auparavant qu'il dirigerait le pays pendant trois ans avant l'organisation d'élections. "Ce conseil national (de transition, CNT, ndlr) aura à élire le président de la République et le président du CNT en tant qu'organe constituant législatif, cela permettra à la RCA d'éviter d'être sanctionnée. Dès l'instant où toutes les composantes de la société feront parties de cette institution, c'est un gage de légitimité et de légalité qui permettrait de donner plus de poids à nos institutions", a déclaré M. Tiangaye. (COC)

"J'en ai discuté avec le chef de l'Etat (M. Djotodia, ndlr) qui a marqué son accord pour que cette solution soit retenue", a affirmé jeudi M. Tiangaye, qui avait participé mercredi au sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) dans la capitale tchadienne. "C'est un accord qui permet à la RCA (République centrafricaine) de sortir de l'isolement, qui permet d'éviter d'être mis au ban de la communauté internationale, je ne vois pas pourquoi la (coalition rebelle) Séléka va s'y opposer", a-t-il ajouté. "En l'état actuel des choses, il est impossible de reconnaître un président autoproclamé", avait déclaré le président tchadien Idriss Déby mercredi soir à l'issue du sommet consacré à l'avenir de la Centrafrique. Michel Djotodia, chef du Séléka, avait renversé le 24 mars le président centrafricain François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans, aujourd'hui réfugié au Cameroun. Selon le président tchadien, un collège "de transition" élirait un président pour une période qui ne devrait pas excéder 18 mois, alors que Michel Djotodia avait annoncé auparavant qu'il dirigerait le pays pendant trois ans avant l'organisation d'élections. "Ce conseil national (de transition, CNT, ndlr) aura à élire le président de la République et le président du CNT en tant qu'organe constituant législatif, cela permettra à la RCA d'éviter d'être sanctionnée. Dès l'instant où toutes les composantes de la société feront parties de cette institution, c'est un gage de légitimité et de légalité qui permettrait de donner plus de poids à nos institutions", a déclaré M. Tiangaye. (COC)