Vous n'avez aucun avis sur la 5G. Vous ne faites pas de pain. Ni de masque en tissu, d'ailleurs, vous ne savez pas coudre. Vous avez la nette impression de passer à côté de votre confinement. La dernière fois que vous avez été si déprimé.e c'était en regardant la cérémonie des Magritte.

Le Coronavirus fait vivre un cruel paradoxe aux associations de lutte contre la pauvreté. En respectant les mesures de confinement nécessaires pour éviter une catastrophe sanitaire, elles accentuent l'isolement de ceux qui souffrent déjà d'exclusion sociale. Beaucoup tentent donc de maintenir un lien, une aide, mais sans déforcer l'effort solidaire de tout un pays pour enrayer la pandémie. Cette situation met plus que jamais en lumière l'ampleur de la pauvreté dans notre pays, le rôle essentiel des associations et la nécessité de relancer l'économie sur de nouvelles bases.

C'était le dernier achat avant le confinement. Vite ! Un pot de fond de teint. Certain.e.s accumulaient du PQ à en construire des châteaux et des pennes à en nourrir l'Italie entière... Chacun sa crainte. Une bonne mine, en confinement, c'est comme un antibiotique face au Covid-19 : inutile. Mais rassurant. Texto à une amie : "Ce matin, j'ai fait un truc dingue ! Je me suis maquillée." Elle : "Mdr. Moi, j'ai mis du parfum. Mais pas de maquillage (selfie à l'appui). Je devrais faire un effort pour mon homme."

La crise financière mondiale déclenchée par le coronavirus n'est pas une simple réplique de la crise de 2008. Son ampleur pourrait toutefois être plus grave, surtout si les gouvernements ne sortent pas des sentiers battus et répètent les erreurs du passé.

Lettre de la Ligue des droits humains aux ministres et parlementaires au sujet des pouvoirs spéciaux dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. "Si l'écart que nous vivons entre le fonctionnement actuel de nos institutions et la protection de nos droits et libertés est acceptable pour répondre à l'urgence, il faut à tout prix éviter que l'exception ne devienne la règle".

Le roi (européen) est nu. Après des années d'austérité, des systèmes de santé échouent lamentablement au stress test du coronavirus. Des centaines d'hôpitaux à travers le continent manquent de lits, de personnel, de respirateurs, de masques... Bref, de moyens, tout simplement. Les déclarations de soutien aux soignants héroïques ne suffiront pas. Il faut tout faire pour arrêter l'épidémie et reconstruire un système de santé digne de ce nom. Cela requiert des choix forts, au niveau européen.

Alors que la Belgique entre dans son sixième jour de confinement, les détenu·e·s, privé.e.s de liberté toute l'année, subissent de plein fouet les effets secondaires de la crise. Outre l'augmentation des restrictions et des violences à l'intérieur des prisons, la promiscuité et la mauvaise santé générale des détenu·e·s risquent de transformer les maisons d'arrêt et les maisons de peine en véritable incubateur du virus. Dès lors, il est urgent de prendre des mesures pour désengorger les prisons. Une carte carte blanche du Genepi Belgique.

Alors que l'Académie royale de médecine supprime toutes ses réunions et symposiums, les écoles restent bien ouvertes. Situation kafkaïenne. Nos enfants seraient, paraît-il, particulièrement immunisés contre le coronavirus.

Comme beaucoup d'autres pays, la Belgique se prépare à une grève féministe le 8 mars prochain. Mais quelle est la pertinence de cette grève dans un pays qui est classé comme faisant partie des bons élèves par l'index sur l'égalité des genres dans l'Union Européenne, et que l'on a une femme à la tête du gouvernement?

"Pas d'atelier, pas d'avenir !" Ce slogan était scandé par les élèves de l'Athénée Toots Thielemans le 14 janvier dernier pour dénoncer l'absence de cours pratiques due au manque d'infrastructures et à leur très mauvaise qualité. Si nous voulons offrir à nos jeunes des perspectives d'avenir, il est indispensable d'investir dans l'amélioration de ces infrastructures.

Il y a aujourd'hui des paroles qui polluent. Le sujet est risqué. Car le propos pourrait bien se retourner contre celui qui s'exprime. Tant pis, je m'y hasarde, en espérant me maintenir dans le camp des " antipollueurs ".

"Cent femmes et un chien sont revenus contents de a page." Ee est comme ça, a angue française. Cent femees qui jacassent vaudront toujours moins qu'un mâe qui aboie. Benoîte Grout, auteure, citait cette phrase à chaque fois qu'une démonstration par 'absurde du sexisme grammatica s'avérait nécessaire. Mais ee avait tort : ce sexisme ne se cache ni dans nos mots, ni dans nos règes, ni dans nos participes passés. Juste dans nos têtes.

Il est où, le phallus de Benjamin Griveaux ? Disparu. Aussi vite qu'il s'était virtuellement érigé. Nulle part sur Google Images et Vidéos (#journalismedinvestigation). Effacé des comptes Twitter de ceux ayant donné un coup de main à ce Russe confondant activisme et pornodivulgation. Film masturbatoire éphémère, conséquences durables : plus de mairie de Paris, plus de crédit politique, plus d'honneur, plus d'intimité. Plus de femme, peut-être.

La Marche Mondiale des Femmes (MMF) est un réseau mondial féministe de lutte contre la pauvreté et la violence envers les femmes. En Belgique, il est composé d'une soixantaine d'associations (organisations de femmes, syndicats, ONG, campagnes). À l'occasion du 8 mars 2020, Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes, nous manifesterons pour dénoncer l'affaiblissement de la sécurité sociale, la privatisation et la marchandisation des services publics. Nous prônons, notamment, une protection sociale renforcée et des services publics de qualité au bénéfice de toutes et de tous.

Au plafond de la rédaction du Vif/L'Express sont accrochées deux grandes feuilles d'un vieux calendrier 2019. Il fallait le voir, ce gentil collègue (bonjour, Pierre !), grimper sur les bureaux pour tenter de scotcher ces A3 sur les bouches d'aération, à la place des deux (trop petites) instigatrices de cette étonnante décoration.