Le coup d'état

Le 1er février 2021, la junte militaire du pays a pris le pouvoir. Aung San Suu Kyi, dirigeante du pays, est arrêtée et sera assignée à résidence en attente d'un procès. Rapidement, les militaires s'auto-assignent les pleins pouvoirs entre les mains de Min Aung Hlaing, commandant en chef des armées. Il dirige actuellement le pays depuis le putsch. Directement, les militaires instaurent l'état d'urgence et promettent des élections dans un avenir plus ou moins proche. S'ensuivent de longues répressions à l'encontre de la population birmane qui descend dans les rues pour faire savoir son mécontentement.

L'actu (terrible) du jour: une dizaine de corps calcinés

Depuis le putsch, les associations du pays ne cessent de dénoncer des actes de violence de la part des militaires. Samedi, des images ont commencé à circuler, montrant deux camions et une voiture incendiés avec des corps à l'intérieur. Les véhicules ont été retrouvés par des combattants opposés à la junte.

Evidemment, les militaires de la junte sont accusés de ce crime. L'Association d'assistance aux prisonniers politiques dénonce: "Plus de 35 villageois locaux, dont des enfants, ont été arrêtés et brûlés dans des véhicules. L'atrocité s'est produite lorsque les villageois se sont heurtés à l'aile armée de la junte alors qu'ils fuyaient à bord de véhicules lors d'un affrontement près du village de Moso, dans le canton de Hpruso de l'État de Kayah, dans la matinée du 24 décembre." Il semble que deux autres personnes aient disparu, ils travaillent pour Save the Children, une ONGI qui défend les droits de l'enfant à travers le monde. Martin Griffiths, secrétaire général adjoint de l'ONU confirme cette information: "Deux travailleurs humanitaires de Save the Children sont toujours portés disparus, après avoir été pris dans les violences. Leur véhicule privé a été attaqué et brûlé." Les circonstances de cet acte ne sont pour l'instant pas encore éclaircies.

Le profil: qui sont les opposants ?

Les opposants au régime sont de tous les horizons. Au début, quand le putsch s'est déclenché, toute une population s'est soulevée contre ce changement de pouvoir forcé: professeurs, étudiants, journalistes, etc. Selon l'Association d'assistance aux prisonniers politiques, ce 25 décembre, il y aurait eu 1.375 tués par le régime depuis le début de leur prise du pouvoir le 1er février. 11.202 personnes auraient été arrêtées et 8.254 seraient toujours en prison. En fonction de la géographie (ville ou village), on retrouve des citoyens ou des groupes de résistance armés qui font savoir leur mécontentement. La situation reste très complexe sur place. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que des personnes sont brûlées et le régime accusé.

L'avenir: pas d'amélioration en vue

Pour l'instant, la junte reste au pouvoir. Elle a prévu des élections pour août 2023, mais personne ne sait si elles auront réellement lieu et si elles seront totalement fiables. Rien ne semble, pour l'instant, annoncer un changement dans la nature du régime.

Ariane Kandilaptis

L'actu (terrible) du jour: une dizaine de corps calcinésDepuis le putsch, les associations du pays ne cessent de dénoncer des actes de violence de la part des militaires. Samedi, des images ont commencé à circuler, montrant deux camions et une voiture incendiés avec des corps à l'intérieur. Les véhicules ont été retrouvés par des combattants opposés à la junte. Evidemment, les militaires de la junte sont accusés de ce crime. L'Association d'assistance aux prisonniers politiques dénonce: "Plus de 35 villageois locaux, dont des enfants, ont été arrêtés et brûlés dans des véhicules. L'atrocité s'est produite lorsque les villageois se sont heurtés à l'aile armée de la junte alors qu'ils fuyaient à bord de véhicules lors d'un affrontement près du village de Moso, dans le canton de Hpruso de l'État de Kayah, dans la matinée du 24 décembre." Il semble que deux autres personnes aient disparu, ils travaillent pour Save the Children, une ONGI qui défend les droits de l'enfant à travers le monde. Martin Griffiths, secrétaire général adjoint de l'ONU confirme cette information: "Deux travailleurs humanitaires de Save the Children sont toujours portés disparus, après avoir été pris dans les violences. Leur véhicule privé a été attaqué et brûlé." Les circonstances de cet acte ne sont pour l'instant pas encore éclaircies. Le profil: qui sont les opposants ? Les opposants au régime sont de tous les horizons. Au début, quand le putsch s'est déclenché, toute une population s'est soulevée contre ce changement de pouvoir forcé: professeurs, étudiants, journalistes, etc. Selon l'Association d'assistance aux prisonniers politiques, ce 25 décembre, il y aurait eu 1.375 tués par le régime depuis le début de leur prise du pouvoir le 1er février. 11.202 personnes auraient été arrêtées et 8.254 seraient toujours en prison. En fonction de la géographie (ville ou village), on retrouve des citoyens ou des groupes de résistance armés qui font savoir leur mécontentement. La situation reste très complexe sur place. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que des personnes sont brûlées et le régime accusé. L'avenir: pas d'amélioration en vuePour l'instant, la junte reste au pouvoir. Elle a prévu des élections pour août 2023, mais personne ne sait si elles auront réellement lieu et si elles seront totalement fiables. Rien ne semble, pour l'instant, annoncer un changement dans la nature du régime. Ariane Kandilaptis