Le débat sur la nécessité d'un cordon sanitaire pour contrer le Vlaams Belang est plus que jamais d'actualité après les scores enregistrés par l'extrême-droite au nord du pays. "J'avais 12 ans quand le Vlaams Blok a présenté son plan en 70 points. Selon ce programme, les filles comme moi devaient aller dans une école musulmane pour se préparer à un retour en Turquie. Je peux vous assurer que vous prenez ce genre de choses comme une claque en plein visage", poursuit-elle. "Aujourd'hui, les gens qui voulaient me renvoyer - et des milliers d'enfants comme moi - dans un pays qui n'était pas le mien sont toujours actifs au sein du Vlaams Belang mais je ne suis plus une fille kurde de 16 ans et je ne me laisse plus intimider. J'ai évolué et j'espère que eux aussi. Je sais que c'est possible", ajoute la députée nationaliste selon qui "faire taire" l'extrême-droite n'est pas la solution. "Ne vous méprenez pas: je quitterai sans hésitation des discussions où le racisme et les discriminations sont considérés comme acceptables. Des discussions où les enfants comme moi ne feraient pas partie de 'notre population'. Je le jure sur ce que j'ai de plus cher. Mais je veux aussi pouvoir regarder ces gens dans les yeux et leur dire pourquoi ce n'est vraiment pas possible", affirme encore Zuhal Demir. "Je ne vais pas me cacher derrière un cordon sanitaire mis en place il y a 28 ans, qui ne nous a absolument pas rapproché de solutions. Je n'y crois plus", conclut-elle. (Belga)

Le débat sur la nécessité d'un cordon sanitaire pour contrer le Vlaams Belang est plus que jamais d'actualité après les scores enregistrés par l'extrême-droite au nord du pays. "J'avais 12 ans quand le Vlaams Blok a présenté son plan en 70 points. Selon ce programme, les filles comme moi devaient aller dans une école musulmane pour se préparer à un retour en Turquie. Je peux vous assurer que vous prenez ce genre de choses comme une claque en plein visage", poursuit-elle. "Aujourd'hui, les gens qui voulaient me renvoyer - et des milliers d'enfants comme moi - dans un pays qui n'était pas le mien sont toujours actifs au sein du Vlaams Belang mais je ne suis plus une fille kurde de 16 ans et je ne me laisse plus intimider. J'ai évolué et j'espère que eux aussi. Je sais que c'est possible", ajoute la députée nationaliste selon qui "faire taire" l'extrême-droite n'est pas la solution. "Ne vous méprenez pas: je quitterai sans hésitation des discussions où le racisme et les discriminations sont considérés comme acceptables. Des discussions où les enfants comme moi ne feraient pas partie de 'notre population'. Je le jure sur ce que j'ai de plus cher. Mais je veux aussi pouvoir regarder ces gens dans les yeux et leur dire pourquoi ce n'est vraiment pas possible", affirme encore Zuhal Demir. "Je ne vais pas me cacher derrière un cordon sanitaire mis en place il y a 28 ans, qui ne nous a absolument pas rapproché de solutions. Je n'y crois plus", conclut-elle. (Belga)