"Je veux pouvoir organiser un islam apaisé à Bruxelles", a-t-il déclaré au surlendemain de ses propos polémiques sur l'influence du salafisme dans les mosquées.

A l'instar d'autres responsables politiques, le maïeur de la capitale estime qu'il y a un problème de financement et de reconnaissance des mosquées, laissant le champ libre à des influences étrangères.

"J'ai un contact fréquent avec notamment deux groupes de citoyens qui veulent construire une mosquée qui soit aux normes, respectable et respectée. Ils demandent le soutien de l'autorité publique. Il faut entendre cette demande et y répondre (...) Je propose que, sur le modèle des fabriques d'église, l'autorité publique participe au financement et contrôle", a-t-il expliqué.

Héritage du Concordat napoléonien, les fabriques d'église sont chargées d'assurer les moyens matériels pour l'exercice du culte dans les paroisses. A cette fin, elles disposent des revenus des biens qu'elles possèdent. En cas d'insuffisance des revenus, elles peuvent faire appel à des subventions de la commune afin d'assurer les dépenses nécessaires. Les fabriques disposent de la personnalité juridique. Un conseil de fabrique réunit le bourgmestre, le curé et cinq autres membres élus. Les fabriques doivent transmettre leurs comptes à la commune. La législation dans ce domaine relève des Régions.

Or, la Région bruxelloise s'est dotée en 2006 d'un cadre légal pour la reconnaissance des mosquées, a fait remarquer le député et conseiller communal à la Ville de Bruxelles, Hamza Fassi-Fihri (cdH). A ce jour, 14 mosquées sont reconnues et 14 sont en voie de reconnaissance.

Plusieurs conditions sont mises à la reconnaissance d'une mosquée, dont la création d'une "communauté islamique" sur le modèle des fabriques d'église, tenue de déposer chaque année ses comptes à la Région bruxelloises et à la Banque nationale. Le cas échéant, la Région peut suppléer aux déficits, comme le font les communes pour les fabriques d'église.

Le conseiller centriste, dans l'opposition communale, a vu dans la proposition du bourgmestre une tentative de rectifier le tir après des déclarations polémiques sur les mosquées.

"Je ne cherche certainement pas à opposer la Ville à la Région. La réaction du cdH est typique de ceux qui n'ont pas compris qu'il fallait sortir des sentiers battus pour tenter de résoudre ce problème de 'mal-reconnaissance' de l'islam qui se pose depuis vingt ans. Il faut travailler ensemble sur un modèle complémentaire où les communes ont aussi une possibilité de contrôle", a répondu M. Mayeur.

"Je veux pouvoir organiser un islam apaisé à Bruxelles", a-t-il déclaré au surlendemain de ses propos polémiques sur l'influence du salafisme dans les mosquées. A l'instar d'autres responsables politiques, le maïeur de la capitale estime qu'il y a un problème de financement et de reconnaissance des mosquées, laissant le champ libre à des influences étrangères. "J'ai un contact fréquent avec notamment deux groupes de citoyens qui veulent construire une mosquée qui soit aux normes, respectable et respectée. Ils demandent le soutien de l'autorité publique. Il faut entendre cette demande et y répondre (...) Je propose que, sur le modèle des fabriques d'église, l'autorité publique participe au financement et contrôle", a-t-il expliqué. Héritage du Concordat napoléonien, les fabriques d'église sont chargées d'assurer les moyens matériels pour l'exercice du culte dans les paroisses. A cette fin, elles disposent des revenus des biens qu'elles possèdent. En cas d'insuffisance des revenus, elles peuvent faire appel à des subventions de la commune afin d'assurer les dépenses nécessaires. Les fabriques disposent de la personnalité juridique. Un conseil de fabrique réunit le bourgmestre, le curé et cinq autres membres élus. Les fabriques doivent transmettre leurs comptes à la commune. La législation dans ce domaine relève des Régions. Or, la Région bruxelloise s'est dotée en 2006 d'un cadre légal pour la reconnaissance des mosquées, a fait remarquer le député et conseiller communal à la Ville de Bruxelles, Hamza Fassi-Fihri (cdH). A ce jour, 14 mosquées sont reconnues et 14 sont en voie de reconnaissance. Plusieurs conditions sont mises à la reconnaissance d'une mosquée, dont la création d'une "communauté islamique" sur le modèle des fabriques d'église, tenue de déposer chaque année ses comptes à la Région bruxelloises et à la Banque nationale. Le cas échéant, la Région peut suppléer aux déficits, comme le font les communes pour les fabriques d'église. Le conseiller centriste, dans l'opposition communale, a vu dans la proposition du bourgmestre une tentative de rectifier le tir après des déclarations polémiques sur les mosquées. "Je ne cherche certainement pas à opposer la Ville à la Région. La réaction du cdH est typique de ceux qui n'ont pas compris qu'il fallait sortir des sentiers battus pour tenter de résoudre ce problème de 'mal-reconnaissance' de l'islam qui se pose depuis vingt ans. Il faut travailler ensemble sur un modèle complémentaire où les communes ont aussi une possibilité de contrôle", a répondu M. Mayeur.