Les opérations ont repris après plusieurs semaines de calme, à la faveur de l'arrivée de renforts des Houthis dans la région, selon ces responsables. Le conflit au Yémen oppose depuis plus de six ans les Houthis, soutenus par l'Iran, aux forces du gouvernement, appuyées depuis 2015 par une coalition menée par l'Arabie saoudite. Les rebelles contrôlent une grande partie de l'ouest et du nord du pays, dont Sanaa depuis 2014. Cette nouvelle offensive intervient au moment où l'administration du nouveau président américain Joe Biden revoit sa politique au Yémen, avec l'arrêt du soutien aux opérations militaires de l'Arabie saoudite et le retrait des rebelles de la liste des "organisations terroristes", qui menaçait la distribution de l'aide humanitaire selon des ONG. Les belligérants ont salué le soutien de Joe Biden "aux efforts diplomatiques" mais, selon des experts, une solution au conflit est peu probable sur le terrain dans l'immédiat. Une des lignes de front se trouve à "quelque 10 km à l'ouest de Marib", chef-lieu de la province éponyme situé à 140 km à l'est de Sanaa, a précisé à l'AFP l'un des responsables sous le couvert de l'anonymat. Ces dernières années, les rebelles ont tenté plusieurs fois de conquérir cette province dont de larges parties restent sous contrôle du gouvernement. Au cours des dernières 24 heures, les forces loyalistes ont repoussé "cinq tentatives d'incursion des Houthis en direction de Marib", a indiqué ce responsable, déplorant la perte d'environ 20 soldats du gouvernement et faisant état de 24 blessés dans leurs rangs. Le bilan côté rebelle n'est pas connu. Dimanche, trois soldats du gouvernement ont été tués et quatre autre blessés dans leur camp à Marib par un missile tiré par les Houthis, selon d'autres responsables gouvernementaux. La guerre au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés, selon des organisations internationales, et provoqué la pire crise humanitaire au monde, d'après l'ONU. (Belga)

Les opérations ont repris après plusieurs semaines de calme, à la faveur de l'arrivée de renforts des Houthis dans la région, selon ces responsables. Le conflit au Yémen oppose depuis plus de six ans les Houthis, soutenus par l'Iran, aux forces du gouvernement, appuyées depuis 2015 par une coalition menée par l'Arabie saoudite. Les rebelles contrôlent une grande partie de l'ouest et du nord du pays, dont Sanaa depuis 2014. Cette nouvelle offensive intervient au moment où l'administration du nouveau président américain Joe Biden revoit sa politique au Yémen, avec l'arrêt du soutien aux opérations militaires de l'Arabie saoudite et le retrait des rebelles de la liste des "organisations terroristes", qui menaçait la distribution de l'aide humanitaire selon des ONG. Les belligérants ont salué le soutien de Joe Biden "aux efforts diplomatiques" mais, selon des experts, une solution au conflit est peu probable sur le terrain dans l'immédiat. Une des lignes de front se trouve à "quelque 10 km à l'ouest de Marib", chef-lieu de la province éponyme situé à 140 km à l'est de Sanaa, a précisé à l'AFP l'un des responsables sous le couvert de l'anonymat. Ces dernières années, les rebelles ont tenté plusieurs fois de conquérir cette province dont de larges parties restent sous contrôle du gouvernement. Au cours des dernières 24 heures, les forces loyalistes ont repoussé "cinq tentatives d'incursion des Houthis en direction de Marib", a indiqué ce responsable, déplorant la perte d'environ 20 soldats du gouvernement et faisant état de 24 blessés dans leurs rangs. Le bilan côté rebelle n'est pas connu. Dimanche, trois soldats du gouvernement ont été tués et quatre autre blessés dans leur camp à Marib par un missile tiré par les Houthis, selon d'autres responsables gouvernementaux. La guerre au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés, selon des organisations internationales, et provoqué la pire crise humanitaire au monde, d'après l'ONU. (Belga)