Vous espériez voir votre épargne reprendre des couleurs dans un avenir plus ou moins proche ? C'est loupé ! " Le scénario d'une remontée progressive des taux s'est heurté au ralentissement économique ", constate Etienne de Callataÿ, économiste en chef d'Orcadia Asset Management. " Jusqu'il y a peu, le consensus était que la Banque centrale européenne relèverait ses taux au second semestre 2019. Il est désormais devenu quasiment impossible de prévoir quand cela sera le cas. "
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Vous espériez voir votre épargne reprendre des couleurs dans un avenir plus ou moins proche ? C'est loupé ! " Le scénario d'une remontée progressive des taux s'est heurté au ralentissement économique ", constate Etienne de Callataÿ, économiste en chef d'Orcadia Asset Management. " Jusqu'il y a peu, le consensus était que la Banque centrale européenne relèverait ses taux au second semestre 2019. Il est désormais devenu quasiment impossible de prévoir quand cela sera le cas. " Les raisons de ce revirement sont multiples, mais il témoigne de la politique asymétrique des grandes banques centrales. " Elles préfèrent prendre le risque d'agir trop tard plutôt que trop tôt en matière de normalisation de leur politique monétaire, voulant éviter d'être accusées de tuer la croissance ". La Réserve fédérale américaine a d'ailleurs assoupli son discours en annonçant une pause, voire un arrêt, de son cycle de relèvement des taux après les critiques de Donald Trump. Le taux de chômage aux Etats-Unis est pourtant d'à peine 4 %. Mais la Fed s'inquiète du ralentissement de la croissance, en partie imputable aux conflits commerciaux engendrés par le président. Les banquiers centraux ne sont pas les seuls inquiets. " La baisse des taux de référence sur les marchés s'explique aussi par la prudence des investisseurs ", selon Etienne de Callataÿ. " Ils ont troqué des titres plus risqués, comme des obligations italiennes, contre des Bunds allemands. " Cela traduit une évolution économique, l'Italie étant à nouveau tombée en récession, et reflète aussi les craintes par rapport aux tensions géopolitiques. " Qu'il s'agisse de la coalition au pouvoir en Italie, du Brexit ou de la montée attendue du populisme aux élections européennes. " Pour l'épargnant, c'est une très mauvaise nouvelle. La prudence des banques centrales et des investisseurs remet en cause la perspective d'une remontée des taux sur les produits classiques comme le livret ou les comptes à terme. Le rendement obtenu sur ces produits est très loin de compenser l'inflation qui est actuellement de plus de 2 % en Belgique. Chaque année, l'épargnant voit ainsi le pouvoir d'achat de ses économies diminuer. Pour améliorer le rendement de son épargne, il est nécessaire d'investir. Mais les derniers mois de 2018 ont rappelé que les Bourses ne sont pas sans risque. " Prévoir l'évolution des marchés d'actions à six ou douze mois est très incertain, mais nous sommes convaincus qu'à un horizon de dix ans, un investisseur ne pourra que se féliciter d'avoir acquis un panier équilibré d'actions ", conclut l'économiste en chef d'Orcadia Asset Management. Il est donc indispensable de n'investir que pour du long terme, le livret restant l'option la plus flexible pour conserver des capitaux à court terme, et de s'entourer de l'expertise nécessaire. Nous avons dressé le panorama des différentes possibilités qui s'offrent à vous en allant d'une petite épargne mensuelle de 30 euros au wealth management, la gestion discrétionnaire de patrimoines importants. A noter que de nombreux établissements sont actifs sur plusieurs segments.