La cheffe de la diplomatie belge Sophie Wilmès, dont le pays assure actuellement la présidence du Benelux, se rendra, avec ses collègues néerlandais Stef Blok et luxembourgeois Jean Asselborn, le long de la "ligne de contact" dans la région du Donbass, où dominent les autonomistes pro-russes. Cette visite coïncide avec l'arrivée jeudi à Kiev du secrétaire d'État américain (ministre des Affaires étrangères) Antony Blinken, une manière pour les Occidentaux de réaffirmer leur soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale ukrainiennes. Pendant des semaines en avril dernier, la Russie a déployé des dizaines de milliers de soldats aux frontières de l'Ukraine, officiellement pour des "exercices militaires" qui ont fait craindre au pays et aux Occidentaux une possible invasion. Ce déploiement militaire massif s'était accompagné d'un regain de violences dans l'Est de l'Ukraine, où Kiev affronte depuis 2014 des séparatistes prorusses soutenus par Moscou. Après des joutes verbales et des menaces, Moscou a finalement annoncé le 23 avril le retrait de ses troupes, source de soulagement même si l'Ukraine, les Occidentaux et l'Otan - que Kiev ambitionne de rejoindre - ont dit rester "vigilants". Les tensions qui opposent la Russie et l'Ukraine ont éclaté depuis l'arrivée au pouvoir de pro-occidentaux à Kiev et l'annexion de la Crimée par Moscou en 2014. "L'Ukraine est un partenaire important de l'Union européenne et du Benelux. Cette mission est aussi l'occasion de renforcer les liens que nous entretenons avec le pays, mais aussi avec la population ukrainienne", a souligné mercredi Mme Wilmès. Le Benelux a exprimé à plusieurs reprises, notamment dans les instances des Nations unies et de l'OSCE, "son plein soutien et sa grande solidarité" vis-à-vis de l'Ukraine, en particulier quand il s'agit de son indépendance et de son intégrité territoriale. "C'est avec cette conviction que nous entamons cette mission", selon la vice-Première ministre. Des réunions sont également prévues avec la société civile ukrainienne et les autorités du pays. Mme Wilmès avait reçu en février dernier le Premier ministre ukrainien, Denys Chmyhal, à l'occasion de sa visite en Belgique. Elle voit aussi dans le rapprochement de l'Ukraine avec l'UE et l'OTAN une opportunité d'accélérer la transition du pays vers une démocratie stable et prospère. Les volets de l'État de droit et du respect des droits humains, de la femme, des minorités nécessitent encore du travail, aux yeux de la Belgique, même si des efforts ont été fournis depuis 2014. De son côté, M. Blinken va également exiger de Kiev des progrès tangibles dans la lutte anti-corruption et les réformes destinées à moderniser cette ex-république soviétique. Une récente décision ukrainienne a crispé tant Washington que l'UE: le limogeage fin avril du patron du géant énergétique Naftogaz, Andriï Koboliev, réputé réformateur, et du conseil d'observation de cette société. La transformation de Naftogaz, autrefois symbole d'une corruption endémique, en une société transparente et contributrice essentielle au budget de l'État était jusque-là considérée comme "l'une des rares réformes réussies ces dernières années", selon l'influent site spécialisé Evropeïska Pravda. (Belga)

La cheffe de la diplomatie belge Sophie Wilmès, dont le pays assure actuellement la présidence du Benelux, se rendra, avec ses collègues néerlandais Stef Blok et luxembourgeois Jean Asselborn, le long de la "ligne de contact" dans la région du Donbass, où dominent les autonomistes pro-russes. Cette visite coïncide avec l'arrivée jeudi à Kiev du secrétaire d'État américain (ministre des Affaires étrangères) Antony Blinken, une manière pour les Occidentaux de réaffirmer leur soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale ukrainiennes. Pendant des semaines en avril dernier, la Russie a déployé des dizaines de milliers de soldats aux frontières de l'Ukraine, officiellement pour des "exercices militaires" qui ont fait craindre au pays et aux Occidentaux une possible invasion. Ce déploiement militaire massif s'était accompagné d'un regain de violences dans l'Est de l'Ukraine, où Kiev affronte depuis 2014 des séparatistes prorusses soutenus par Moscou. Après des joutes verbales et des menaces, Moscou a finalement annoncé le 23 avril le retrait de ses troupes, source de soulagement même si l'Ukraine, les Occidentaux et l'Otan - que Kiev ambitionne de rejoindre - ont dit rester "vigilants". Les tensions qui opposent la Russie et l'Ukraine ont éclaté depuis l'arrivée au pouvoir de pro-occidentaux à Kiev et l'annexion de la Crimée par Moscou en 2014. "L'Ukraine est un partenaire important de l'Union européenne et du Benelux. Cette mission est aussi l'occasion de renforcer les liens que nous entretenons avec le pays, mais aussi avec la population ukrainienne", a souligné mercredi Mme Wilmès. Le Benelux a exprimé à plusieurs reprises, notamment dans les instances des Nations unies et de l'OSCE, "son plein soutien et sa grande solidarité" vis-à-vis de l'Ukraine, en particulier quand il s'agit de son indépendance et de son intégrité territoriale. "C'est avec cette conviction que nous entamons cette mission", selon la vice-Première ministre. Des réunions sont également prévues avec la société civile ukrainienne et les autorités du pays. Mme Wilmès avait reçu en février dernier le Premier ministre ukrainien, Denys Chmyhal, à l'occasion de sa visite en Belgique. Elle voit aussi dans le rapprochement de l'Ukraine avec l'UE et l'OTAN une opportunité d'accélérer la transition du pays vers une démocratie stable et prospère. Les volets de l'État de droit et du respect des droits humains, de la femme, des minorités nécessitent encore du travail, aux yeux de la Belgique, même si des efforts ont été fournis depuis 2014. De son côté, M. Blinken va également exiger de Kiev des progrès tangibles dans la lutte anti-corruption et les réformes destinées à moderniser cette ex-république soviétique. Une récente décision ukrainienne a crispé tant Washington que l'UE: le limogeage fin avril du patron du géant énergétique Naftogaz, Andriï Koboliev, réputé réformateur, et du conseil d'observation de cette société. La transformation de Naftogaz, autrefois symbole d'une corruption endémique, en une société transparente et contributrice essentielle au budget de l'État était jusque-là considérée comme "l'une des rares réformes réussies ces dernières années", selon l'influent site spécialisé Evropeïska Pravda. (Belga)