"C'est une question de sécurité parce que nous ne savons pas combien de temps tiendront les prisons kurdes. Il existe aussi une menace d'attaque de Daesh pour libérer ses combattants. La meilleure solution, de notre point de vue, est que les pays rapatrient leurs propres combattants", insiste le diplomate américain. "Ne rien faire est probablement la pire solution, car ils s'échapperont. Et certains reviendront chez eux", met-il en garde. Il assure en outre que les USA proposent leur "aide matérielle pour le rapatriement des combattants et de leurs familles en Belgique". Le cabinet de la Première ministre Sophie Wilmès réplique que la position belge n'a pas changé, qui consiste "à juger les combattants terroristes étrangers au plus près du lieu de leurs crimes", soit en Irak. Une option balayée par l'ambassadeur américain : "Le ministre irakien des Affaires étrangères a dit mardi que cela n'arriverait pas. Cette solution alternative n'existe plus". L'ambassadeur américain estime encore que la Belgique devrait revoir ses lois. "Nous avons rapatrié quelques terroristes américains. L'un d'eux a déjà été condamné à 20 ans de prison. Ce qui me paraît bien plus approprié qu'une peine de cinq années (comme c'est le cas en Belgique, ndlr)". (Belga)