La Corée du Nord a procédé mardi à de nouveaux tirs de projectiles, le quatrième essai du genre en 12 jours, en dénonçant le début d'exercices militaires entre Séoul et Washington. "Nous n'allons pas sur-réagir à tout ceci", a commenté le nouveau ministre américain de la Défense dans l'avion l'acheminant à Tokyo, troisième étape d'une tournée d'une semaine en Asie. "À ma connaissance, il s'agissait de tirs à courte portée". Alors qu'on lui demandait si la nouvelle politique américaine était de ne rien faire tant qu'il s'agit d'engins de courte portée, M. Esper a assuré que ce n'était pas le cas. "Je ne dirais pas que nous ne faisons rien", a-t-il répondu. "Nous prenons ces tirs au sérieux, nous les suivons de près, nous essayons de comprendre ce qu'ils font et pourquoi, mais nous devons aussi faire attention à ne pas sur-réagir et nous mettre dans une situation où la diplomatie serait exclue". Les États-Unis n'ont toutefois pas l'intention de réduire encore leurs exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, a souligné le chef du Pentagone. "Nous avons fait certains ajustements après la rencontre" du président américain Donald Trump avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un en juin, a-t-il rappelé. "Mais en même temps, nous devons maintenir notre degré de préparation" militaire. Les États-Unis et la Corée du Sud ont entamé lundi l'exercice conjoint "Dong Maeng" (Alliance), visant à vérifier la bonne coordination entre les commandements des deux pays. Cet exercice, qui ne mobilise pas d'équipements lourds, se fait sur ordinateur. M. Esper, qui a succédé le 23 juillet à Jim Mattis après sept mois de hiatus, a choisi l'Asie pour sa première tournée internationale en tant que ministre de la Défense à part entière pour réaffirmer la volonté des États-Unis de s'opposer à la montée en puissance de la Chine dans la région. (Belga)