Cette marche est organisée sur trois jours - les 17, 18 et 19 mai - en vue des élections fédérales et européennes du 26 mai prochain, le long du canal Albert qui relie Anvers et Liège.

L'événement fait écho au 80e anniversaire de l'inauguration, à Liège en 1939, de l'Exposition internationale de l'eau et de la fin des travaux dudit canal (mai 1939), "derniers instants de paix avant les vents noirs qui allaient bientôt s'abattre sur l'Europe". Le canal Albert, qui relie la Wallonie et la Flandre, symbolise aussi la migration de familles italiennes venues travailler dans les mines de charbon.

Les deux organisations syndicales entendent ainsi envoyer un message fort au vu de la montée de l'extrême-droite un peu partout en Europe. Concrètement, il s'agit de rallier à pied, via les berges de cette "route du charbon", un point central entre Liège et Anvers, soit le musée de la mine à Beringen où Wallons et Flamands se retrouveront dimanche. Ce qui représente une distance de 68 kilomètres depuis Liège et de 58 depuis Anvers.

Vendredi matin, quelques Liégeois se sont élancés sur le canal Albert, au niveau de la statue du roi Albert 1er, en direction de Maastricht où ils s'arrêteront au terme d'une distance de 24 km. Samedi, ils démarreront de Maastricht pour rejoindre Hasselt au bout de 28 km. Enfin, dimanche, ils partiront de Hasselt vers le musée de la mine à Beringen, où ils retrouveront leurs collègues flamands qui auront effectué le parcours en sens inverse le long de ce même canal.

"D'autres personnes, qui travaillent ce vendredi, nous rejoindront durant le week-end. Il ne s'agissait pas d'organiser un rassemblement de masse, sachant que le canal ne s'y prête pas, mais bien une action symbolique qui rassemble Wallons et Flamands contre les réponses primaires du populisme, les idées de repli identitaire et le refus du multiculturalisme", souligne Luc Toussaint, secrétaire régional de la CGSP Enseignement Liège.

Ce message, ils l'adressent non seulement à la N-VA mais aussi, de manière générale, à la droite en Belgique qui "tend à devenir d'extrême-droite aussi, notamment à travers le refus de dialogue social", ajoute José Sterkendries, délégué Université à la CGSP Enseignement Liège.