Une sortie comme celle sur les panneaux lumineux routiers se rapproche de discours populistes qui ne visent qu'à plaire à l'opinion, estime M. Jeholet. Dans le Trends de la semaine dernière, Paul Magnette (PS) avait annoncé le remplacement de panneaux routiers rétro-éclairés par d'autres qui ne le sont pas mais sont fabriqués en Wallonie, avant d'affirmer qu'il s'agissait d'un malentendu. Quant au discours sur le CETA, il a "marché" dans l'opinion publique, mais il y a surtout été perçu comme un discours anti-Europe, contre la technocratie européenne, selon Pierre-Yves Jeholet. Ce sont là des "discours de repli inquiétants", juge le libéral. A ses yeux, on peut certes se montrer ferme avec l'Europe, mais en veillant à ne pas atteindre "un point de non-retour qui pourrait se payer cher" lorsqu'il s'agira par exemple de l'attribution des fonds européens. Pour le chef du principal parti d'opposition en Wallonie, ces "discours simplistes" cachent un immobilisme persistant dans l'action du gouvernement PS-cdH, ainsi que ses "bisbrouilles" internes. M. Magnette (PS) s'est toujours défendu de jouer la carte du protectionnisme lorsqu'il pousse les ménages et entreprises de Wallonie à acheter davantage de produits et services de proximité, afin de relocaliser dans la Région un maximum des flux financiers qui lui échappent. Il a aussi maintes fois réfuté toute europhobie ou euroscepticisme dans la saga du CETA (accord de libre-échange UE-Canada), que la Wallonie a fini par signer après avoir reçu plusieurs garanties. (Belga)

Une sortie comme celle sur les panneaux lumineux routiers se rapproche de discours populistes qui ne visent qu'à plaire à l'opinion, estime M. Jeholet. Dans le Trends de la semaine dernière, Paul Magnette (PS) avait annoncé le remplacement de panneaux routiers rétro-éclairés par d'autres qui ne le sont pas mais sont fabriqués en Wallonie, avant d'affirmer qu'il s'agissait d'un malentendu. Quant au discours sur le CETA, il a "marché" dans l'opinion publique, mais il y a surtout été perçu comme un discours anti-Europe, contre la technocratie européenne, selon Pierre-Yves Jeholet. Ce sont là des "discours de repli inquiétants", juge le libéral. A ses yeux, on peut certes se montrer ferme avec l'Europe, mais en veillant à ne pas atteindre "un point de non-retour qui pourrait se payer cher" lorsqu'il s'agira par exemple de l'attribution des fonds européens. Pour le chef du principal parti d'opposition en Wallonie, ces "discours simplistes" cachent un immobilisme persistant dans l'action du gouvernement PS-cdH, ainsi que ses "bisbrouilles" internes. M. Magnette (PS) s'est toujours défendu de jouer la carte du protectionnisme lorsqu'il pousse les ménages et entreprises de Wallonie à acheter davantage de produits et services de proximité, afin de relocaliser dans la Région un maximum des flux financiers qui lui échappent. Il a aussi maintes fois réfuté toute europhobie ou euroscepticisme dans la saga du CETA (accord de libre-échange UE-Canada), que la Wallonie a fini par signer après avoir reçu plusieurs garanties. (Belga)