Créé en 1975, le parc d'attractions Walibi à Wavre (et son pendant aquatique Aqualibi) reste incontournable en Wallonie. La moitié des visiteurs proviennent de Bruxelles et de Wallonie, mais le site accueille aussi des Flamands (20 %), des Français (25 %) et quelques autres nationalités voisines (5 %). En 2019, le parc a rassemblé environ 1,45 million de visiteurs, soit plus de la moitié de la fréquentation touristique de la province.
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Créé en 1975, le parc d'attractions Walibi à Wavre (et son pendant aquatique Aqualibi) reste incontournable en Wallonie. La moitié des visiteurs proviennent de Bruxelles et de Wallonie, mais le site accueille aussi des Flamands (20 %), des Français (25 %) et quelques autres nationalités voisines (5 %). En 2019, le parc a rassemblé environ 1,45 million de visiteurs, soit plus de la moitié de la fréquentation touristique de la province. L'attractivité de Walibi tient notamment aux importants efforts consentis par la Compagnie des Alpes, propriétaire du parc. Celle-ci a lancé en 2018 un plan d'investissement de 100 millions d'euros jusqu'en 2023. Plus de 75 % de la surface de Walibi aura été transformée avec de nouvelles attractions, la création de différents mondes, etc. Le parc se développe notamment pour s'adapter aux publics de tous les âges avec, comme objectif, au terme de son plan d'investissement, d'accueillir 400 000 visiteurs supplémentaires. Le passage de Napoléon a laissé des traces qui sont désormais autant de lieux touristiques autour de Waterloo : la Ferme de Mont-Saint-Jean, le musée Wellington, le Dernier Quartier Général de Napoléon et, bien sûr, le Mémorial Waterloo 1815, qui rassemble la Butte du Lion, le musée du Mémorial, ainsi que le Panorama et la Ferme d'Hougoumont. Rénové pour le bicentenaire de la bataille, en 2015, ce dernier ensemble est exploité depuis 2018 par le groupe français Kléber Rossillon, qui s'attelle à y développer une offre culturelle et vivante en lien avec l'identité du site. En haute saison, des animations quotidiennes assurées par des soldats en uniformes d'époque permettent de se replonger dans l'univers de la bataille, et les deux restaurants ont été réaménagés avec la même philosophie. Objectif : augmenter le nombre de visiteurs. Le succès des événements liés au 200e anniversaire de la bataille, en 2015, ne s'est pas prolongé comme espéré et, en 2017, le nombre de visiteurs stagnait autour des 170 000. Les nouveaux gestionnaires du Mémorial Waterloo 1815 espèrent attirer 300 000 personnes en 2021, pour le bicentenaire de la mort de Napoléon.Malgré ces défis, les sites liés à la bataille napoléonienne représentent un véritable atout pour le tourisme de la province et pour les communes qui les hébergent. C'est pourquoi Vincent Scourneau, bourgmestre de Braine-l'Alleud, se bat depuis plusieurs années pour faire savoir qu'une bonne partie des sites mémoriaux importants - dont la Butte - se trouvent sur le territoire de sa commune. Il a notamment lancé (et perdu) une bataille judiciaire contre le guide Michelin qui avait omis de situer certains sites à Braine dans l'un de ses guides. Polémique puérile ? Il ne s'agit pas seulement de notoriété, mais surtout d'enjeux financiers... Les touristes s'orientent en effet plus volontiers vers les hôtels, les restaurants et autres services de Waterloo plutôt que ceux de Braine-l'Alleud dont le nom n'est associé à aucun site de la bataille. D'après Vincent Scourneau, ce serait ainsi plusieurs centaines de milliers d'euros de retombées économiques qui échapperaient à sa commune. Le Brabant wallon compte une multitude de musées, dont des structures de petite taille et quelques têtes d'affiche comme la Fondation Folon à La Hulpe, le Dernier Quartier Général de Napoléon à Waterloo ou les musées Hergé et L à Louvain-la-Neuve. Ces deux derniers sont assez récents (2009 et 2017). L'un comme l'autre ont amené des touristes à Louvain-la-Neuve. " En 2018, la réouverture du musée L a engendré une augmentation de 50 % de nos visites guidées en groupes et cette évolution s'est maintenue à 30 % en 2019, confie-t-on à l'Office du tourisme - Inforville d'Ottignies-Louvain-la-Neuve. Le public du musée L reste principalement belge, alors que le musée Hergé a davantage de renommée auprès des étrangers.Si ces musées sont une porte d'entrée pour le tourisme au sein de la ville, ils doivent néanmoins veiller à leur propre attractivité. La fréquentation du musée Hergé est, par exemple, en hausse mais les 80 000 visiteurs accueillis en 2019 restent en-deçà des 100 000 prévus à l'origine du projet. Pour attirer de nouveaux publics, dès que la libre circulation de tous sera réinstaurée, le site mise notamment sur des animations, des synergies avec les événements organisés en ville ou des actions envers le public chinois qui devrait se développer avec la présence du China-Belgium Technology Center à Louvain-la-Neuve. Fermes, châteaux, moulins... Le Brabant wallon possède un patrimoine bâti assez varié et parfois remarquable. Ainsi, la collégiale Sainte-Gertrude, à Nivelles, est l'une des plus anciennes et plus importantes églises de style roman-rhénan en Europe. En plus de son cloître, son sous-sol vaut aussi le détour car il accueille une crypte et les restes des cinq églises ayant précédé l'édifice actuel. Avant la crise du coronavirus, la collégiale organisait des visites guidées et accueillait quelques événements comme des concerts. L'abbaye cistercienne de Villers- la-Ville, elle, accueille des touristes depuis le xixe siècle. Elle rassemblait jusque l'an dernier près de 160 000 visiteurs annuels à qui elle proposait des visites en réalité augmentée, des dégustations de bières à la microbrasserie ou la découverte des jardins, du vignoble et d'un sentier méditatif. L'abbaye attirait également un public nombreux et varié grâce à des expositions, des concerts (notamment La Nuit des choeurs), des représentations théâtrales et des activités bien-être. En 2020, pas moins de quatre-vingt événements avaient été planifiés avant l'épidémie du Covid-19. Par Marie-Eve Rebts.