Une photo de la célébration des Eperons d'or montre Jan Jambon (N-VA) assis non loin de Dries Van Langenhove du Vlaams Belang et de l'ancien président du mouvement d'extrême droite Génération Identitaire. Comment un extrémiste français condamné se retrouve-t-il au premier rang d'un événement officiel à trois sièges du ministre président flamand ?

A Malines, les bannières communales porteuses de consignes se succèdent sur la Grand-Place. D'abord priés de rester prudemment chez eux pour échapper aux méfaits du coronavirus, les Malinois sont à présent invités à manifester leur rejet du racisme.

Il ne manquerait plus que ça. Déjà pas de vraie fiesta à la Costa Blanca pour cause de corona et en prime les plans B du vacancier confiné au Plat Pays peut-être compromis. Mieux vaut ne pas trop vite rêver à se prélasser au bord de la piscine en plastique ou tuer le temps à arroser son gazon et astiquer la voiture. Car il se pourrait bien que l'eau vienne à manquer en Flandre.

Ce n'est pas le Far West ni Chicago-sur-Escaut. C'est juste un plat pays bien tranquille au nord de la frontière linguistique. Sans queues visibles aux portes des armuriers pour s'équiper en flingues en guise de remède contre les méfaits du coronavirus. Mais tout de même riche d'un arsenal qui, lentement mais sûrement, gagne du terrain dans les chaumières.

Dans un monde idéal, à pouvoir choisir le ministre de l'Enseignement de ses rêves, il embaucherait au nord du pays et signerait des deux mains pour Ben Weyts. "Directement !" a dit Georges-Louis Bouchez dans la presse flamande. Las, le monde n'est jamais idéal. Et le président du MR doit se satisfaire de la socialiste Caroline Désir à la tête de l'école francophone.

Pour le journaliste Rik Van Cauwelaert et le politologue Dave Sinardet, le confinement de ces dernières semaines a été le signe le plus visible d'une crise politique sans précédent. Mais pour nos politiciens, le travail vraiment difficile reste à faire. "La crise du coronavirus risque de plonger dans la pauvreté des personnes qui n'auraient jamais cru cela possible." Entretien avec notre confrère de Knack.

Vooruit, we gaan naar zee ! Bart Tommelein a eu une vision cauchemardesque. Une marée humaine étalée sur des kilomètres de sable fin, occupée à jouer des coudes pour conquérir un miniespace vital sous le soleil. Comme un pied de nez insensé à la distanciation sociale imposée pour les impérieux motifs sanitaires que l'on sait.

Comme de coutume, ils attendaient les coureurs au tournant. Ils avaient soigneusement repéré les endroits les plus courus de l'épreuve et planifié de les saturer de lions noirs sur fond jaune claquant fièrement au vent. Dans leur collimateur, les mythiques passages au Oude Kwaremont, au Paterberg, au Kruisberg, la ligne de départ à Anvers et plus encore la ligne d'arrivée à Audenarde, sur un boulevard habillé aux couleurs de la Flandre.