Pointée du doigt par l'Europe pour l'interdiction des voyages non-essentiels depuis le mois de février, la Belgique a conditionné la levée de cette interdiction à la signature de cet accord de coopération. En commission des Affaires générales, le projet de décret a été approuvé par les partis de la majorité PS-MR-Ecolo. Le PTB et le cdH, eux, se sont abstenus, regrettant notamment de devoir se prononcer sur un texte que les parlementaires ne peuvent amender. "C'est frustrant car ce sujet est extrêmement important, tant pour la santé publique que pour le respect des libertés", a ainsi souligné le chef de groupe humaniste au Parlement de Wallonie, François Desquesnes. "Il y a neuf mois qu'on aurait pu avoir cet accord de coopération. Rien n'a été fait et aujourd'hui, on nous présente, dans des délais extrêmement serrés, une 'courroie de transmission' qui charge les pouvoirs locaux" sans qu'on sache quels moyens sont disponibles, a-t-il ajouté. Pour rappel, l'accord de coopération entre le fédéral et les entités fédérées vise une transmission limitée vers les entités fédérées des données du PLF (Passenger Locator Form) des voyageurs qui doivent se soumettre à une quarantaine ou à un test de dépistage à la suite de leur arrivée en Belgique en provenance de zones rouges. Sur base de cet accord, les entités fédérées peuvent ensuite transmettre ces données aux autorités locales, notamment en cas de soupçon sur le non-respect de la quarantaine ou du test obligatoires. A charge ensuite pour les autorités locales de contacter les personnes concernées afin de vérifier si elles respectent la quarantaine et si elles se portent bien. Dans le viseur de l'Europe, la Belgique a fait de cet accord de coopération un prérequis à la levée de l'interdiction des voyages non-essentiels. Cette mesure est entrée en vigueur le 27 janvier dernier et a depuis été prolongée à plusieurs reprises, la dernière échéance en date ayant été fixée au 18 avril, dernier jour des vacances de printemps. (Belga)

Pointée du doigt par l'Europe pour l'interdiction des voyages non-essentiels depuis le mois de février, la Belgique a conditionné la levée de cette interdiction à la signature de cet accord de coopération. En commission des Affaires générales, le projet de décret a été approuvé par les partis de la majorité PS-MR-Ecolo. Le PTB et le cdH, eux, se sont abstenus, regrettant notamment de devoir se prononcer sur un texte que les parlementaires ne peuvent amender. "C'est frustrant car ce sujet est extrêmement important, tant pour la santé publique que pour le respect des libertés", a ainsi souligné le chef de groupe humaniste au Parlement de Wallonie, François Desquesnes. "Il y a neuf mois qu'on aurait pu avoir cet accord de coopération. Rien n'a été fait et aujourd'hui, on nous présente, dans des délais extrêmement serrés, une 'courroie de transmission' qui charge les pouvoirs locaux" sans qu'on sache quels moyens sont disponibles, a-t-il ajouté. Pour rappel, l'accord de coopération entre le fédéral et les entités fédérées vise une transmission limitée vers les entités fédérées des données du PLF (Passenger Locator Form) des voyageurs qui doivent se soumettre à une quarantaine ou à un test de dépistage à la suite de leur arrivée en Belgique en provenance de zones rouges. Sur base de cet accord, les entités fédérées peuvent ensuite transmettre ces données aux autorités locales, notamment en cas de soupçon sur le non-respect de la quarantaine ou du test obligatoires. A charge ensuite pour les autorités locales de contacter les personnes concernées afin de vérifier si elles respectent la quarantaine et si elles se portent bien. Dans le viseur de l'Europe, la Belgique a fait de cet accord de coopération un prérequis à la levée de l'interdiction des voyages non-essentiels. Cette mesure est entrée en vigueur le 27 janvier dernier et a depuis été prolongée à plusieurs reprises, la dernière échéance en date ayant été fixée au 18 avril, dernier jour des vacances de printemps. (Belga)