Durant sept semaines, focus sur un parti francophone en lice pour le scrutin du 26 mai prochain. Cette semaine: le PS.
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C'est un parti qui, depuis 2008, a décidé de se social-démocratiser parce qu'il pensait que le PS n'était plus socialiste. C'est un parti qui a érigé le PS en traître à la classe ouvrière, et un parti que le PS a beaucoup aidé à cet égard. C'est un parti qui ne s'est installé, en Wallonie et à Bruxelles, que là où le PS était fort. C'est un parti qui, en 2014, a privé le PS de deux sièges à la Chambre. C'est un parti qui, en 2018, n'a participé aux élections communales, en Wallonie et à Bruxelles, que là où le PS était fort. C'est un parti qui a fait semblant de négocier des pactes de majorité avec le PS après les communales, et un parti avec lequel le PS a fait semblant de négocier des pactes de majorité après les communales. C'est le parti qui a déjà dit qu'il ne voudrait pas monter dans un gouvernement, et c'est donc un parti qui pourrait forcer le PS à pactiser avec le MR au fédéral mais aussi en Wallonie. C'est un parti qui pourra ensuite continuer à ériger le PS en traître à la classe ouvrière, et c'est un parti que le PS aidera encore beaucoup à cet égard. C'est un parti qui donne des cauchemars à Elio Di Rupo et à tous ses camarades. C'est le PTB et c'est pour lui qu'il faut voter si on veut enquiquiner Elio Di Rupo et tous ses camarades.