"Vingt-cinq millions de personnes dans le monde sont menacées de travail forcé ou y sont contraintes. Nous n'accepterons jamais qu'elles soient contraintes de fabriquer des produits, pour que ces produits soient ensuite proposés à la vente ici en Europe", a déclaré l'Allemande devant les eurodéputés à Strasbourg, à l'occasion de son discours annuel de politique générale. La Commission a déjà publié cet été de nouvelles orientations pour aider les entreprises à lutter contre le travail forcé dans les chaînes d'approvisionnement. Une interdiction légale de l'importation de produits fabriqués dans ces conditions suivra donc. "Les droits de l'homme ne sont pas à vendre, à aucun prix", a affirmé Mme Von der Leyen. L'Allemande s'est montrée offensive concernant le commerce mondial et ses pratiques. La Commission présentera bientôt une nouvelle stratégie en matière de connectivité, le "Global Gateway", sorte de plateforme de correspondance mondiale. Il sera constitué de partenariats avec des pays du monde entier pour créer des liens - "pas des dépendances" - dans des projets d'investissements verts ou numériques, des infrastructures à haute valeur ajoutée, le tout en poursuivant une stratégie européenne. "Nous sommes très bons pour financer des routes. Mais cela n'a pas de sens que l'Europe construise une route parfaite entre une mine de cuivre sous propriété chinoise et un port également sous propriété chinoise. Nous devons nous montrer plus intelligents pour ces types d'investissements", a illustré Mme von der Leyen. Ces partenariats seront prioritairement évoqués lors d'un sommet avec les pays d'Afrique en février 2022. Mais avant cela, la cheffe de la Commission a souligné l'approche du sommet de Glasgow sur le climat, en novembre prochain, et les besoins d'investissements dans les pays les plus pauvres. A Mexico et à Paris, la communauté internationale avait promis 100 milliards de dollars par an jusqu'en 2025 pour financer l'action climatique envers les pays les moins développés. "Nous tenons notre engagement. L'Équipe Europe donne 25 milliards de dollars par an. Mais le trou béant laissé par d'autres met l'objectif mondial hors de portée", a déploré Ursula von der Leyen. Pour augmenter les chances de succès de Glasgow, l'Europe va proposer 4 milliards d'euros supplémentaires pour financer l'action climatique jusqu'en 2027. "Mais nous attendons aussi un effort des États-Unis et de nos autres partenaires. S'ils comblaient ensemble le déficit de financement de l'action climatique, les États-Unis et l'Union européenne feraient preuve de leadership sur le climat et enverraient un signal fort au reste du monde". (Belga)

"Vingt-cinq millions de personnes dans le monde sont menacées de travail forcé ou y sont contraintes. Nous n'accepterons jamais qu'elles soient contraintes de fabriquer des produits, pour que ces produits soient ensuite proposés à la vente ici en Europe", a déclaré l'Allemande devant les eurodéputés à Strasbourg, à l'occasion de son discours annuel de politique générale. La Commission a déjà publié cet été de nouvelles orientations pour aider les entreprises à lutter contre le travail forcé dans les chaînes d'approvisionnement. Une interdiction légale de l'importation de produits fabriqués dans ces conditions suivra donc. "Les droits de l'homme ne sont pas à vendre, à aucun prix", a affirmé Mme Von der Leyen. L'Allemande s'est montrée offensive concernant le commerce mondial et ses pratiques. La Commission présentera bientôt une nouvelle stratégie en matière de connectivité, le "Global Gateway", sorte de plateforme de correspondance mondiale. Il sera constitué de partenariats avec des pays du monde entier pour créer des liens - "pas des dépendances" - dans des projets d'investissements verts ou numériques, des infrastructures à haute valeur ajoutée, le tout en poursuivant une stratégie européenne. "Nous sommes très bons pour financer des routes. Mais cela n'a pas de sens que l'Europe construise une route parfaite entre une mine de cuivre sous propriété chinoise et un port également sous propriété chinoise. Nous devons nous montrer plus intelligents pour ces types d'investissements", a illustré Mme von der Leyen. Ces partenariats seront prioritairement évoqués lors d'un sommet avec les pays d'Afrique en février 2022. Mais avant cela, la cheffe de la Commission a souligné l'approche du sommet de Glasgow sur le climat, en novembre prochain, et les besoins d'investissements dans les pays les plus pauvres. A Mexico et à Paris, la communauté internationale avait promis 100 milliards de dollars par an jusqu'en 2025 pour financer l'action climatique envers les pays les moins développés. "Nous tenons notre engagement. L'Équipe Europe donne 25 milliards de dollars par an. Mais le trou béant laissé par d'autres met l'objectif mondial hors de portée", a déploré Ursula von der Leyen. Pour augmenter les chances de succès de Glasgow, l'Europe va proposer 4 milliards d'euros supplémentaires pour financer l'action climatique jusqu'en 2027. "Mais nous attendons aussi un effort des États-Unis et de nos autres partenaires. S'ils comblaient ensemble le déficit de financement de l'action climatique, les États-Unis et l'Union européenne feraient preuve de leadership sur le climat et enverraient un signal fort au reste du monde". (Belga)