Ces deux fissures, larges de quelques dizaines de centimètres par endroits, ont fracturé le sol en pleine ville, a-t-on constaté, alimentant la psychose d'une nouvelle éruption du volcan. L'une a fendu le sol dans la partie ouest de la ville et s'étend sur plusieurs centaines de mètres, entre le mont Goma, qui marque la limite nord de la ville, jusqu'à l'hôpital général et les rives du lac Kivu. L'autre, longue de près de cent mètres, est apparue en fin de matinée à proximité de l'aéroport de Goma, dans le nord-est de la ville, sur la chaussée de la route principale quittant Goma pour Butembo, vers le nord de la province, a-t-on constaté. Le bilan de l'éruption s'élève désormais à 32 morts. Un demi-million de personnes pourraient être confrontées à une pénurie d'eau potable, un réservoir ayant été endommagé par l'éruption. Au moins dix-sept villages ont été partiellement ou totalement détruits par la lave. Les organisations de secours estiment qu'au moins 5.000 personnes ont perdu leur maison. Plusieurs routes ont été endommagées. Environ 25.000 personnes ont fui l'éruption. Un grand nombre d'entre elles sont retournées à Goma. Les Nations unies craignent une seconde éruption, car il apparaît maintenant que, lors des répliques, le cratère du volcan se remplit de nouveau de lave. Dans la ville, quelques commerces restaient ouverts et il n'y avait pas de signe de panique immédiate, mais la circulation est ralentie et les habitants, angoissés par les fortes secousses à répétition et l'apparition de ces fractures sur la chaussée, sont dans l'expectative. "On ne sait pas quoi faire, on est dans l'embarras, il n'y a aucun message des autorités alors que ça bouge de partout", se plaignait Furaha Nyirere, un habitant interrogé près de l'aéroport, manifestement très inquiet. (Belga)

Ces deux fissures, larges de quelques dizaines de centimètres par endroits, ont fracturé le sol en pleine ville, a-t-on constaté, alimentant la psychose d'une nouvelle éruption du volcan. L'une a fendu le sol dans la partie ouest de la ville et s'étend sur plusieurs centaines de mètres, entre le mont Goma, qui marque la limite nord de la ville, jusqu'à l'hôpital général et les rives du lac Kivu. L'autre, longue de près de cent mètres, est apparue en fin de matinée à proximité de l'aéroport de Goma, dans le nord-est de la ville, sur la chaussée de la route principale quittant Goma pour Butembo, vers le nord de la province, a-t-on constaté. Le bilan de l'éruption s'élève désormais à 32 morts. Un demi-million de personnes pourraient être confrontées à une pénurie d'eau potable, un réservoir ayant été endommagé par l'éruption. Au moins dix-sept villages ont été partiellement ou totalement détruits par la lave. Les organisations de secours estiment qu'au moins 5.000 personnes ont perdu leur maison. Plusieurs routes ont été endommagées. Environ 25.000 personnes ont fui l'éruption. Un grand nombre d'entre elles sont retournées à Goma. Les Nations unies craignent une seconde éruption, car il apparaît maintenant que, lors des répliques, le cratère du volcan se remplit de nouveau de lave. Dans la ville, quelques commerces restaient ouverts et il n'y avait pas de signe de panique immédiate, mais la circulation est ralentie et les habitants, angoissés par les fortes secousses à répétition et l'apparition de ces fractures sur la chaussée, sont dans l'expectative. "On ne sait pas quoi faire, on est dans l'embarras, il n'y a aucun message des autorités alors que ça bouge de partout", se plaignait Furaha Nyirere, un habitant interrogé près de l'aéroport, manifestement très inquiet. (Belga)