Le PS s'engage corps et âme pour former un gouvernement fédéral majoritaire, un an après les élections législatives du 26 mai 2019. La famille socialiste termine un premier tour de consultations informelles en vue de relancer les négociations. Ce matin, trois de ses ténors - le président Paul Magnette, les ministres-présidents wallon et bruxellois Elio Di Rupo et Rudi Vervoort - s'exprimaient simultanément pour exprimer l'urgence de mettre en place une stratégie de relance, après la crise du coronavirus qui laisse notre économie exsangue.

Le premier parti francophone se sent visiblement renforcé dans ses priorités en vue d'une négociation. Et compte bien mettre la N-VA face à ses responsabilités, alors que les principaux partis flamands continuent à réclamer une majorité dans le groupe linguistique néerlandophone.

Les trois conditions de Paul Magnette

Au micro de la RTBF, le président du PS, Paul Magnette, a balisé le chemin et posé ses conditions pour gouverner avec la N-VA - il n'est plus question d'exclusives même si le fossé reste énorme entre les deux partis. Paul Magnette souligne qu'une alliance est possible, si... : "Il faut laisser le bénéfice du doute. Oui, si la N-VA comprend qu'aujourd'hui, en Flandre, il y a des partis qui parlent de refédéralisation des compétences et qu'il faut un refinancement des soins de santé et un rehaussement des bas salaires. "

Ce n'est pas le seul point de rapprochement que met en avant Paul Magnette : "Il n'y a plus aucun parti qui ose parler d'économies dans les soins de santé, même si certains le pensent peut-être encore. On voit que les hôpitaux accusent des déficits de 5 à 7 milliards. Nous aurons donc des besoins de refinancement colossaux dans le secteur des soins de santé. "

Le président du PS a plusieurs fois affirmé ces dernières semaines sa volonté que "le monde d'après ne soit pas similaire au monde d'avant". Il adopte une ligne assez radicale, mais devra composer avec un front de droite qui a tendance à se reformer entre la N-VA, le MR, l'Open VLD dont le nouveau président, Egbert Lachaert, a un profil libéral aiguisé, voire le CD&V qui reste attaché à une majorité en Flandre. Les négociations, si elles venaient à s'ouvrir, promettent d'être tendues sur le plan socio-économique, mais aussi institutionnel : Bart De Wever président de la N-VA, a déjà ironisé en disant qu'il ne 'comprenait pas" ce désir de réfédéraliser des compétences.

Di Rupo: "Un programme réduit de relance"

Au micro de LN24, le ministre-président wallon Elio Di Rupo a souligné qu'il "restait optimiste" au sujet de la mise en place d'un gouvernement fédéral majoritaire. "Je reste optimiste et je plaide pour que les présidents de parti travaillent ensemble, dit-il. Nous sommes en train d'assister à un changement radical du monde. Nous avons besoin de dépasser les contingences de parti."

Le premier besoin, insiste-t-il, c'est le pouvoir d'achat. Il faut également refinancer les soins de santé et les hôpitaux, dont le déficit pourrait gonfler de 5 à 7 milliards suite à la crise, selon une information du Soir ce mardi matin. "Après une crise aussi profonde, confinés, avec des suppressions de libertés fondamentales, il faut maintenant un gouvernement à la hauteur capable d'aller au bout de la législature avec un programme réduit de relance économique."

Des élections anticipées en cas d'échec? Paul Magnette disait il y a peu qu'il ne l'excluait pas. Elio Di Rupo est désormais plus réservé: "C'est la plus mauvaise des idées. Ce serait l'échec des hommes et des femmes politiques. Nous avons été élus pour trouver des solutions, pas pour créer de nouveaux problèmes."

La famille socialiste a pris la main et espère bien mener le navire belge à bon port. Le rapport de forces avec la N-VA et les libéraux n'en est toutefois qu'à ses prémices.

Le PS s'engage corps et âme pour former un gouvernement fédéral majoritaire, un an après les élections législatives du 26 mai 2019. La famille socialiste termine un premier tour de consultations informelles en vue de relancer les négociations. Ce matin, trois de ses ténors - le président Paul Magnette, les ministres-présidents wallon et bruxellois Elio Di Rupo et Rudi Vervoort - s'exprimaient simultanément pour exprimer l'urgence de mettre en place une stratégie de relance, après la crise du coronavirus qui laisse notre économie exsangue. Le premier parti francophone se sent visiblement renforcé dans ses priorités en vue d'une négociation. Et compte bien mettre la N-VA face à ses responsabilités, alors que les principaux partis flamands continuent à réclamer une majorité dans le groupe linguistique néerlandophone.Au micro de la RTBF, le président du PS, Paul Magnette, a balisé le chemin et posé ses conditions pour gouverner avec la N-VA - il n'est plus question d'exclusives même si le fossé reste énorme entre les deux partis. Paul Magnette souligne qu'une alliance est possible, si... : "Il faut laisser le bénéfice du doute. Oui, si la N-VA comprend qu'aujourd'hui, en Flandre, il y a des partis qui parlent de refédéralisation des compétences et qu'il faut un refinancement des soins de santé et un rehaussement des bas salaires. "Ce n'est pas le seul point de rapprochement que met en avant Paul Magnette : "Il n'y a plus aucun parti qui ose parler d'économies dans les soins de santé, même si certains le pensent peut-être encore. On voit que les hôpitaux accusent des déficits de 5 à 7 milliards. Nous aurons donc des besoins de refinancement colossaux dans le secteur des soins de santé. "Le président du PS a plusieurs fois affirmé ces dernières semaines sa volonté que "le monde d'après ne soit pas similaire au monde d'avant". Il adopte une ligne assez radicale, mais devra composer avec un front de droite qui a tendance à se reformer entre la N-VA, le MR, l'Open VLD dont le nouveau président, Egbert Lachaert, a un profil libéral aiguisé, voire le CD&V qui reste attaché à une majorité en Flandre. Les négociations, si elles venaient à s'ouvrir, promettent d'être tendues sur le plan socio-économique, mais aussi institutionnel : Bart De Wever président de la N-VA, a déjà ironisé en disant qu'il ne 'comprenait pas" ce désir de réfédéraliser des compétences.Au micro de LN24, le ministre-président wallon Elio Di Rupo a souligné qu'il "restait optimiste" au sujet de la mise en place d'un gouvernement fédéral majoritaire. "Je reste optimiste et je plaide pour que les présidents de parti travaillent ensemble, dit-il. Nous sommes en train d'assister à un changement radical du monde. Nous avons besoin de dépasser les contingences de parti."Le premier besoin, insiste-t-il, c'est le pouvoir d'achat. Il faut également refinancer les soins de santé et les hôpitaux, dont le déficit pourrait gonfler de 5 à 7 milliards suite à la crise, selon une information du Soir ce mardi matin. "Après une crise aussi profonde, confinés, avec des suppressions de libertés fondamentales, il faut maintenant un gouvernement à la hauteur capable d'aller au bout de la législature avec un programme réduit de relance économique."Des élections anticipées en cas d'échec? Paul Magnette disait il y a peu qu'il ne l'excluait pas. Elio Di Rupo est désormais plus réservé: "C'est la plus mauvaise des idées. Ce serait l'échec des hommes et des femmes politiques. Nous avons été élus pour trouver des solutions, pas pour créer de nouveaux problèmes."La famille socialiste a pris la main et espère bien mener le navire belge à bon port. Le rapport de forces avec la N-VA et les libéraux n'en est toutefois qu'à ses prémices.